‹ Les moralistes sous l'empire romain; philosophes et poètesChapitre 1 sur 143 · DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIÈME ÉDITION

Nous remercions le public de l'accueil bienveillant qu'il a fait à ce livre et TÂcadémie française qui l'a couronné. Mais de toutes les satisfactions qui puissent être données à un auteur qui écrit sur la morale, la plus douce assurément est de pouvoir se persuader avec quelque vraisemblance que son travail n'a pas été inutile et qu'il a touché, ici, là, en des coins ignorés, des âmes délicates. Dans ce temps de controverse ardente où chacun se fait gloire de blesser l'opinion de son voisin, on nous a su gré sans doute de notre équité et de la modération de nos jugements. Il est vrai que cette modération nous a exposé à deux reproches contraires. De très-libres esprits se sont étonnés de ce qu'ils appellent notre complaisance pour le christianisme ; d'autre part, des chrétiens trop fervents se sont inquiétés de notre vive admiration pour les grands représentants de la morale païenne. Nous pourrions renvoyer nos critiques les uns aux

Page 1