‹ Les moralistes sous l'empire romain; philosophes et poètesChapitre 51 sur 143 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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poar tffooigiifsr 1cHit9 sa recoiniSQSBaiiOff^ povr trouf^i* des expvQssioflS ïspe^ ca{Md!)Iefi de fcnidrv do» Sffioâ- ^sianCs fsres sassi^ ses vors esotent de scwrcB itbs tne simplicité tncide. La parelé higéBue des seotHoeiBts y varpemofe et knr donne tise sorte d» û^ifflpareie», et, eamme il arrifv sonrent es poésie, les pensées qui fiaat k pins bonnear k Tâme boimfile de Perse sont de celles nssi qui font le plas faonaenr k son talent.

G(nimtfis a dû contrilmer à âdre xm saliiiqae de cet nmoeeat jeune bomme, qae son ignorance de la ym^ son éloignement da moade , seonblaient destiner à d'aiEtres oœupatiosis poétiques. Ce maître si grave et si doux dans FintiiBité paraît aroîr en la parole mordante, et on peut le soupçonner d'aytrâ^ lût lid-méme, sons tme forme on ome antre, des sietires *.

 la fois stoïcien et pbilosopbe prèaheiir, c'est pkus qu'il n'en fiatllait à Gorniiti» ponr avoir le goût et le talent de la satire. On ne prêche pas sur la ncnnde sans pesndre les mœors sann tnm?er, un ovtaâi pfaisir kpiqner le TÎee ou lasottiseyetplixs é'asiprédieatenr chrétien même a en Besoin de toole sa i^estn pour ne pas céder à h. tentation de mépiiser trop onwtBmant les hommes; mois le stoïcien, qoi n'était pas lelenti par la diarité, qoi iaisait profession d'être librei et rode dans SOD langage, ponvait se livrer sans scn^Hile à ee dédain, et assaieonnait folontiors ses seimMms de railleries. Bien plus, une certaine imfaertiuenee était le ton eonvemi de Téode et comme la peémgatite de la phi- 7 losophie. On ne paraissait pas assez vertnenx, si on ; n*était«a peu insolent» C'est ce q«e procnra Goomntw le jenr eà il fit gratuitement nse injure à îiéron. Le prince

1. Un grammairien du sixième siècle , Fulgentius (Toeum : antiq. interpret.), cite môme un vers d'une satire de CSornutus. Son témoignage^ il est vrai, n*a pas gnmâs valeitr«

112 UN POÈTE stoïcien.

métromane, ayant formé le projet d'écrire en vers tonte Tbistoire de Rome, crut sans doute faire honneur au savant Gomutus en l'appelant à une sorte de conseil privé où on discuta sur le nombre de livres qu'il convenait de consacrer à un si grand sujet. Quelques fami^ tiers du prince ayant prétendu que quatre cents livres n'étaient pas de trop, Cornutus se répria, disant avec raison que personne ne lirait une œuvre de cette éten. due. « Mais, lui fut-il objecté, votre Chrysippe en a composé bien plus. — Cela est vrai , répliqua Gomutus ; mais les livres de Ghrysippe sont utiles à l'humanité *. » Néron offensé l'exila. Voilà un trait qui fait connaître Gomutus et la plupart des stoïciens. Ge n'était pas assez pour eux de braver le siècle par leur air, par leur costume, par la liberté morale de leur langage ; ils tenaient encore à blesser les hommes et les puissants. La vertu leur semblait molle, si elle ne faisait sentir ses aspérités : ridicule véritable de la secte, que Tacite lui-même a blâmé, qu'il ne faut pas condamner trop sévèrement, parce qu'elle l'a payé assez cher sous les empereurs, ridicule éternel d'ailleurs dans toutes les sectes austères, dont de pieuses âmes aujourd'hui encore ne savent pas toujours se défendre, par cette fausse idée que la foi n'agit pas si elle ne heurte, que l'orgueil sied à la vérité, que l'insolence est le grand air de la vertu, la modestie nu lâche abandon des principes, et la condescendance persuasive une faiblesse mondaine. '

Autour de ce savant honmie, qui fut un grand homme peut-être ou qui pam^t tel à ses contemporains, se groupaient un certain nombre de jeunes gens distingués, de bonne heure arrivés à la renommée ou à la gloire, qui étaient unis à leur maître et entre eux par une sorte

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