‹ Les moralistes sous l'empire romain; philosophes et poètesChapitre 60 sur 143 · II,Tl · texte numérisé non relu

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diter, si on en veut recueillir toute la force. On sent aussi que le poêle les a tirées du plus profond de son cœur, qu'elleis font partie de lui-m^me. Un certain accent nouveau, la hardiesse des expressions, une brièveté cherchée laissent voir qu'il s'efforce de faire tenir toute son âme dans cette profession de foi morale et religieuse. A teaucoup de ces vers, il ne manque que . d'être plus lucides, plus accessibles, pour devenir popu- - laires et pour être cités parmi les plus beaux de l'antiquité; niais l'obscurité n'est nulle part plus supportable que dans un pareil sujet; ce style d'oracle vous saisit en si religieuse matière. Ce sont les ténèbres d'un bois sacré. Ce que Sénèque disait de l'homme de bien, on peut le dire ici de Perse et de sa conviction sincère : « Il y a un dieu en lui, quel dieu, je l'ignore, mais il y a un dieu. >

Quis deus, incertum est^ habitat deus *•

Môes morales de Perse.

Qtiant aux opinions purement morales de Perse, il serait superflu de les exposer en détail; ce sont fes principes mêmes du stoïcisme que tout le monde connaît. Le* disciple de Cornutus fait la guerre aux passions, à l'ava» rice, à la mollesse, à l'amour, à l'ambition. Sa pensét» maîtresse est qu'il &ut acquérir au plus tôt la liberté de l'flme, îibertate opus est^. Les idées eux elles-mêmes

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