‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 60 sur 277 · Hellot, Chron. an,^ loc. cit · texte numérisé non relu

Hellot, Chron. an,^ loc. cit

5. Continuateur de Nangis et C. de Jean de Saini-yictor ^ loc. cit.

sion du caractère est, en effet, un signe clinique banal et l'un des stigmates psychiques des lésions cérébrales en foyer \

Ainsi la médecine vient au secours de Thistoire. dans un cas dont l'explication ne laisse pas d'avoir donné quelque embarras aux profanes.

I. Cf. D^ Perrière, De l'état nmital des apoplectiques, 1889 ; Lwof, Troubles inielleduels dans les lésions circonscrites du cerveau, 1890, cités par Brachel, op. cii.^ t. 1,

Philippe VI, de Valois

Mort, le 22 août 1350, d'une maladie indéterminée.

Des historiens modernes, entre autres Michelet et Henri Martin, ont attribué la mort de ce roi à des excès génésiques. Cette opinion prend appui sur tel passage d'un chroniqueur italien*, qui, mal ou plutôt incomplètement lu et traduit, a pu donner lieu à cette fausse interprétation.

Si Philippe VI a abusé des plaisirs, ' il n'est pas autrement prouvé qu'ils aient déterminé chez lui un épuisement qui ait été la cause directe de sa perte.

Si l'on s'en rapporte à l'auteur qui nous a fait connaître ses débordements, Philippe de Valois

1. Matteo Villani, éd. Dragomani^ t. 1, cité par Brachet op. cU,, II, p. 68 et suiv.

2. Le roi jouissait d'une excellente santé, et il est probable qu'il eût fait attendre longtemps son successeur, s'il ne se fût avisé d'épouser, à cinquante-sept ans, sa cousine Blanche d'Evreux, qui n'en avait que dix-sept, et qui passait (au dire de Brantôme), pour la plus belle princesse de son temps. Il l'aima tellement que, moins d'un an après, il reposait dans les caveaux de Saint-Denis. (Cf. Alf. Franklin, Les Médecins ^ p. 56-7).

aurait succombé à une maladie dont la nature exacte reste à connaître.

En tout cas, si Ton peut soutenir que Tincontinence ait pu préparer le terrain à ce mal inconnu, on ne saurait admettre, comme certains n'ont pas craint de Taffirmer, que le roi, qui fît à ses deux fils à son lit de mort de si lucides recommandations S se soit éteint dans le ramollissement cérébral, dans le gâtisme. 11 y a là une contradiction qu'il suffit de signaler pour montrer combien est peu acceptable une pareille hypothèse.

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