ONE
ils ont, entre autres avantages, le monopole de la pêche côtière et touchent une retraite qui leur est versée par la Caisse des invalides de la marine, alimentée par les arrérages des inscriptions de rente qu'elle possède au Grand Livre de la Dette et des Contributions de l'Etat, des armateurs et des pêcheurs eux-mêmes. Un marin de dernière catégorie touche ainsi
de 350 à 600 fr. par an à 60 ans.
Inscrits ou non, tous les marins sont garantis contre les risques et accidents de leur profession par la Caisse de prévoyance des marins français. Les participants de cette Caisse sont l'Etat, les armateurs et les pêcheurs. La pension d’infir-
mité est de 700 fr. en moyenne.
Enfin, par la loi du 17 avril 1907, le Parlement s’est occupé d'assurer aux pêcheurs de bonnes conditions de travail et d'hygiène.
Cette loi ne concerne que les bateaux de plus de 25 tonneaux bruts ; conçue dans une excellente intention, elle n’a pas manqué, comme beaucoup de ses pareilles, de susciter les plus vives critiques. On lui reproche surtout une étroitesse de régle-
mentation incompatible avec les nécessités de la pratique.
Par exemple, d’après le décret d’application du 21 septembre 1908, pour obtenir délivrance du permis de navigation, le patron doit présenter un plan du bateau, qu'il possède bien rarement quand il a fait construire une petite unité d’un type . traditionnel. -
Le cube d'air exigé dans les locaux affectés au couchage 3 m. c. 5oo par homme), ainsi que la nécessité d’une surface minimum par couchette (1 m. q. 25) entraînent des charges très lourdes pour l’armement.
Les mesures excessivement strictes édictées pour l’installation des moteurs sont également de nature à restreindre l’emploi de la propulsion mécanique.