Chalutage au moteur
La pèche au poisson frais est pratiquée en toutes saisons. Toutes espèces de bateaux s'y consacrent, les uns exclusivement, les autres seulement pendant les périodes où ils ne peuvent exercer les pêches spéciales : sardine, thon, hareng, PIC etC:
L'engin de cette pèche est le chalut.
L'utilisation de la propulsion mécanique au chalutage a donné lieu à beaucoup de controverses : l'opération nécessite, en effet, un grand gaspillage de puissance, par suite de l'allure réduite du bateau trainant son filet, allure à laquelle l'hélice travaille avec un très fort recul.
Actuellement, les hélices à pas variable évitent cet inconvénient et il reste au bâtiment à moteur, sur le simple voilier, un double avantage : n'avoir plus besoin de compter sur le vent et pouvoir utiliser le grand chalut à panneau au lieu du chalut à perche, ce qui se traduit par une augmentation de
rendement remarquable.
a) Expériences de l'Union des Pêches d'Allemagne.
On a fait pêcher côte à côte, pendant l'hiver 1903, deux
dundees de tonnages équivalents
H. F. 164, 41 tonneaux, moteur Alpha, 12 HP (Chalut à panneau).
H. F. 199, 40 tonneaux, à voiles uniquement (Chalut à perche).
Du 1° octobre au 10 novembre :
H. F. 164 capture 896 livres sole, 633 livres turbot, 1,242 livres plies ;
ee WL=
H. F. 199 capture 654 livres sole, 397 livres turbot,
590 livres plies.
Du 10 octobre au 26 octobre :
H. F. 164 capture 444 livres raies.
H. F. 199 capture 114 livres raies.
Du 30 octobre au 10 novembre :
H. F. 164 capture 350 livres églefins.
H. F. 199 capture 158 livres églefins.
Le moteur du H. F. 164 devait, d’ailleurs, être insuffisant pour le chalutage et des résultats comparatifs encore meilleurs auraient pu être atteints, ainsi qu'il résulte d'expériences ultérieures entre le H. F. 164 et le H. F. 1°, 4o tonneaux, 16 HP, au cours desquelles le H. F. 164 a rapporté 22 marks par jour d'armement et le 4 F. 12 à rapporté 34 marks par
jour d'armement.
b) Expériences de Port-en-Bessin, 1% Janvier,
22 novembre 1908.
Barque à voile, 30 tonneaux, revenu brut..,.. 13.000.» Barque à voile avec moteur propulseur et moteur de cabestan (Léonie, 30 tonneaux, 30 HP,
OP) revenu DrUts7. 7.022, ee . 26.000f.»
Dépense relative aux moteurs :
ROAHRT SAN AUDE OO (a LE à À ÉRMPP DES RUSES Mr 000!
Totale" 6.000 f. » 6.000 »
Reste, ,,.. . 20.000f, ». 20,000 »
Soit en plus, en faveur du bateau à moteur..... 7.000 f. »
On peut donc affirmer que l'emploi du moteur double le
rendement du chalutage et augmente de 50 % au moins son
revenu brut en argent.
Nous n’insisterons pas sur la force des moteurs à employer, car, le plus souvent, le bâtiment a été construit, a reçu un moteur, en vue d’une des pêches spéciales que nous avons étudiées. Dans le cas du bateau qui pratique exclusivement le chalutage (grande barque de Port-en-Bessin, par exemple), il semble que le moteur doit être choisi assez puissant, 40 à 50 HP
environ pour une barque de 30 à 35 tonneaux.
>. — Le relevage mécanique des filets.
À bord de tout bateau utilisant des filets, chalut ou filets dérivants, la manœuvre de relevage au cabestan pratiquée à bras est toujours très pénible.
L'emploi de la force mécanique à ce travail, outre l’économie de main-d'œuvre qu'elle permet, (un homme au moins sur un équipage de six à sept), augmente le rendement de la pêche.
Par beau temps, la relève du chalut avec le cabestan mû à bras demande une heure et demie, on l’opère toutes les trois heures ; mû par la machine, une demi-heure, on l’opère toutes les deux heures. Le poisson, moins traîné sur les fonds, moins abîmé, se vend mieux ; de plus, en une journée, il est possible d'effectuer une traîne supplémentaire. Par mauvais temps, outre un gain de temps qui atteint souvent, pour une seule relève, deux ou trois heures, la machine peut éviter, en cas de tempête, la perte du chalut et de toute la pêche.
Ces raisons expliquent pourquoi beaucoup de bateaux, non seulement à vapeur, mais aussi voiliers, ont, depuis plus de vingt ans déjà, adopté, pour le relevage du filet, la machine
à vapeur.
. a x ® L à e # PA Mais, de plus en plus, à bord des voiliers, on lui préfère le
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moteur à explosions, moins encombrant et moins coûteux, puisqu'il ne consomme du combustible que pendant le temps de la relève. La manœuvre du cabestan nécessite une puissance de 6 à 8 HP. À bord des petits bateaux pourvus d’une machine propulsive de moins de 15 à 20 HP, celle-ci peut assurer la manœuvre du cabestan. Mais quand le moteur propulsif est plus puissant, il ne peut en être de même. Ainsi, si le bateau chalute à la voile, il faudrait mettre le moteur en marche pour n'utiliser qu'une faible partie de sa puissance ; aussi, dans ce cas, le bateau doit-il être muni d’un moteur auxiliaire spécial pour le cabestan.
Des expériences faites à Port-en-Bessin, du 1° janvier au 22 novembre 1908, ont donné des résultats concluants au point
de vue de l'intérêt du moteur auxiliaire
Barque à voile de 30 à 4o tonneaux, revenu brut. 13.000f.» Barque à voile, même tonnage (Saint-Guillaume), munie d’un moteur de 8 HP, pour le cabestan rt. 14 D PRICE AS CNE NEA SAS EN 16.500 f. » La dépense relative au moteur peut; en tenant compte du peu de temps de marche, être estimée pour la période DST ble Et TU ET TE 000 Ve) Soit revenu brut, dépense du mo-
LATE LEE RO LISE 0 IP ER 15.50of.» :15.5oof.»
En faveur du bateau à moteur auxiliaire, revenu
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