ROUE-SIPHON DE SAGEBIEN
plique surtout aux usines qui n'emploient pas d*outiIs tournant très vite et dont la résistance est à peu près constante. Dans le cas de résistance variable, on serait obligé d'interposer, entre la roue et le mécanisme, soit un volant, soit une résistance variable, telle qu'une poulie à frein.
Pour actionner des outils tournant rapidement, il faudrait faire usage d'une transmission, dont le prix d'établissement s'ajouterait à celui de la roue, déjà coûteuse par ses grandes dimensions et la profondeur de son aubage. Au contraire, la roue Sagebien convient très bien pour actionner des pompes, car son travail ou son débit est proportionnel à la vitesse, comme le travail des pompes élévatoires ; le rapport entre le travail moteur et le travail en eau élevée reste donc constant théoriquement.
Rendement. -— . Les pertes d'énergie sont dues aux mêmes causes que dans les autres roues de côté ; mais certaines de ces pertes sont plus faibles.
La perte due au passage sur la vanne est négligeable. Le rendement réel ou pratique s'élève à 80 à 90 0/0, suivant la hauteur de la chute et les dimensions de l'appareil ; il est donc notablement supérieur à celui des autres roues de côté ; aussi ce récepteur est-il très fréquemment employé pour les petites chutes.