TURBINE CENTRIFUGE DE FOURNEYRON
trices. Cette couronne est calée, par l'intermédiaire de bras et d'un moyeu, sur l'arbre vertical K, placé à l'intérieur du fourreau G et tournant dans la crapaudine M.
Les intervalles des aubes forment autant de canaux par lesquels l'eau se déverse dans le canal de fuite; mais, comme la courbure des aubes est dirigée en sens contraire de celles des directrices, le liquide vient frapper leur surface, et, en vertu de sa force vive, fait toifrner la couronne L dans le sens de la flèche. Ce mouvement est transmis à l'usine par l'arbre K.
Supposons l'appareil en mouvement : le liquide, en s'échappantdes directrices, possède une vitesse absolue V, dont la direction coïncide avec celle du dernier élément de ces cloisons. En pénétrant dans la roue mobile J, il prend une vitesse relative w, qui est la résultante de V et d'une vitesse égale et contraire à celle V de la roue ; pour que le passage d'une couronne à l'autre s'eflFectue sans choc, il faut que le premier élément des aubes L soit parallèle à la direction de w. De même, au sortir des aubes, le liquide s'échappe avec une vitesse absolue V, qui est la résultante de la vitesse absolue v' de la roue J et de la vitesse relative w\ dirigée suivant la tangente à l'aube en a'.
La vitesse V doit être évidemment aussi faible que possible, car la force vive que possède le liquide en s'écoulant dans le bief d'aval représente une perte de travail. Pour diminuer cette vitesse, qu'il est pratiquement impossible de rendre complètement nulle, il faut avoir
et rendre aussi petit que possible Tangle p, que fait w* avec le prolongement de v, ou le dernier élément a' de Taube avec la circonférence extérieure. Cet angle ne peut être nul, parce que Tun des côtés de Torifice de sortie serait nul aussi, mais il ne doit pas dépasser 20 à 30**. En général, TangleO, que font les tangentes à Taube en a et en a\ ne doit pas être inférieur à 90' ou tout au moins à 75 ou 80**, afin que le mouvement relatif de Teau n'éprouve pas de brusques changements de direction.
Dans la pratique, il existe nécessairement entre les deux couronnes un petit intervalle, que nous avons supprimé sur la figure précédente : on doit s'efibrcer de régler les dimensions des orifices, ainsi que les valeurs de a et p, pour qu'il n'y ait ni sortie, ni rentrée d'eau par cet intervalle.
Turbines à grande et à petite vitesse. — On a désigné ordinairement sous le nom de turbines à petite vitesse
celles pour lesquelles le rapport -q- est inférieur à
0,60, et Ton donne celui de turbines à grande vitesse aux appareils pour lesquels ce rapport est compris entre 0,60 et 1.
Rendement. — Le calcul montre que le rendement augmente à mesure que les angles a et ^ diminuent; il est donc plus grand pour les turbines à petite vitesse. Il serait avantageux de donner aux rayons r et r des deux couronnes des valeurs aussi peu difi'érentes que possible, mais, afin de laisser aux aubes un développement suffisant pour éviter les variations brusques de
courbure, on donne généralement au rapport des
valeurs comprises entre 1,20 et 1,50.
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