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VANNAGE A PAPILLON

à rinfluence des variations de la dépense sur le rendement de la turbine parallèle.

Girard a imaginé divers systèmes : Tun consiste dans l'emploi de vannes horizontales ou vannes-tiroirs, placées au-dessus de la couronne fixe et qui s'ouvrenl radialement, en s'éloignant du centre. Chacune de ces vannes recouvre un petit nombre de canaux directeurs (5, 6 ou 8, suivant les cas). On doit toujours ouvrir de suite deux viannes diamétralement opposées ; mais, comme chaque vanne doit toujours être complètement ouverte ou tout à fait fermée, on ne peut faire varier la dépense que d'une manière discontinue, par exemple par huitièmes, dixièmes ou douzièmes, s'il y a 8, 10 ou 12 vannes.

Ce dispositif est simple et peu coûteux, mais insuffisant. Il est préférable de faire fonctionner successivement les vannettes verticales dont nous avons parlé plus haut (flg. 22). Cette manœuvre s'efiFectue au moyen d'une couronne horizontale, placée au-dessus du plancher de l'usine, et à laquelle il suffit de faire subir une demi-rotation, dans un sens ou dans l'autre, pour ouvrir ou fermer complètement l'appareil. Les deux vgçnnettes opposées sont associées ensemble. Quand on n'ouvre l'appareil que partiellement, il y a au plus deux des canaux directeurs incomplètement ouverts.

Vannage à papillon. — Le vannage à papillon double, de Girard, se compose de deux vannes circulaires horizontales, recouvrant chacune un quart de la couronne directrice. Les deux autres quarts, diaittétralement opposés, sont pleins et dépourvus de ca^ naux directeurs; ils reçoivent les ailes du papillon,

lorsqu'il est complètement ouvert. Comme pour la turbine centrifuge (page 56), le papillon doit découvrir les orifices de la couronne fixe en tournant dans le même sens que la turbine. De plus, les deux ailes peuvent fonctionner séparément; cette disposition permet, lorsqu'on ne doit ouvrir qu'un petit nombre de canaux, de les choisir tous du même côté, ce qui est préférable.

La figure 23 montre une turbine munie de ce mode de vannage et disposée pour une chute de 2 mètres, à petit volume, avec niveau d'aval constant ; elle est fixée à la partie inférieure d'une chambre d'eau ouverte. Elle donne une puissance de 3 chevaux.

Ce mode de vannage a l'inconvénient de n'utiliser que la moitié de la turbine ; il faut donc donner à l'appareil une capacité double de celle qu'il aurait, s'il était alimenté sur tout son pourtour.

On a cherché à faire disparaître ce défaut par un dispositif analogue à celui de la figure 17. Les mêmes observations peuvent s'appliquer.

Girard a employé dans le même but les vannestiroirs combinées avec le papillon. La couronne directrice est divisée par exemple en 12 parties ; dix de ces parties sont munies de vannes-tiroirs et la onzième d'un papillon ; la douzième ne s'ouvre pas et reçoit le papillon lorsqu'il est ouvert. Le papillon doit se trouver à côté de la vanne qui s'ouvre la première. Pour éviter qu'il reste une partie ne s'ouvrant pas, on peut munir les 12 parties de onze vannes et d'un papillon ; le papillon, en s'ouvrant, vient se placer sur la dernière vanne, non encore ouverte, et qui l'entraîne avec elle en s'ouvrant.

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