RENDEMENT ÉCONOMIQUE
la comparaison des rendements économiques des différents cycles permet d'apprécier quels sont ceux qui donnent les meilleurs résultats et qu'il convient d'employer de préférence.
On a cru autrefois qu'on pourrait annuler q et transformer en travail toute la chaleur fournie par la source ; c'est absolument impossible, car, pour fermer le cycle, il faut absolument disposer d'une source et d'un réfrigérant; or la température de ce dernier ne peut jamais être abaissée jusqu'au zéro absolu.
« Il est aussi impossible de transformer tout le calorique disponible en travail qu'il l'est d'actualiser tout le travail potentiel d'une chute d'eau, en comptant comme hauteur de chute la distance du bief d'amont au centre de la terre, vers lequel la gravitation tend à faire converger sa masse. Refroidir un gaz au zéro absolu est aussi impossible, mais tout aussi nécessaire, que d'atteindre le centre de notre globe » (A. Witz)*.
Il faut donc se borner à chercher le moyen de diminuer q.
Isothermiques et adiabatiques. — Il n'y a qu'un petit nombre de cycles qui présentent quelque intérêt ; le plus remarquable est certainement celui de Carnot, qui s'obtient de la manière suivante.
Si l'on fait varier le volume et la pression d'un gaz, sa température restant constante, la courbe décrite est une ligne wo/A^rm^'ç'we; l'équation (2) se réduisant, d'après la loi de Mariotte, à
(2) P V = Cf,
cette ligne est une hyperbole équilatère.