‹ Les moteursChapitre 62 sur 114 · CARBURES · texte numérisé non relu

CARBURES

•4 CiS

YARIÉTis COKMBBCIAUS

CEI

Formène. .....

. . CîH*

Gazeux.

Hydrure d'éthylène.. ,

Gazeux.

— de propYlène.,

— de butylène. ,

Gazeux.

Gaz se dégageant des mines.

— d'amylène.. ,

— d'hexylène.

' ) Étber de pétrole, d = 0,65, S distillant de 45 à 70*.

— d*heptylème.

— d'octyfène. . ,

. . C«*Hi6 . G18HJ8

S Essence minérale, d = 0,70 / à 0,74* distillant de 70* à

— de nonylène. .

îse^-iss»

— de décylène. ,

— d'undécylène. ,

— de duocfécYlèn

— de tridécylène

Huile lampante, d — 0,78 à

0,81; distillant de 150«&

— de tétradécylè]

De.. C28H30

— de pentadécyl<

ine. C30H32

— d*hexadécylèn<

1 Huile lourde, d = 0,83 à ' 0,92 ; distillant de S80o à 1 400**; paraffine, etc.

Sauf le naphte le plus pur de Bakou, le pétrole brut n'est jamais employé directement. On lui fait subir d'abord une distillation fractionnée, qui le divise en plusieurs séries de produits, inégalement volatils, et qui conviennent à des usages difierents.

Au-dessous de 70° passent les éthers de pétrole,

J. Lefèyre. Les Moteurs.

dont la densité est voisine de 0,65; ce sont des huiles légères, très inflammables et très dangereuses à manier.

Entre 70° et 120°, on recueille encore des huiles légères, mais moins volatiles. Ces produits, appelés essence de pétrole^ essence minérale, gazoline, liffroïne, naphte, ont une densité d'environ 0,70 et sont encore assez dangereux.

De 120** à 280° se dégagent des carbures moins inflammables et moins dangereux, ayant une densité moyenne de 0,80, appelés huile lampante de pétrole [kérosène^ photogène y etc.) ; c'est la partie la plus importante du pétrole.

Au delà de 280° et jusqu'à 400°,'pasSeût les huiles lourdes^ en même temps ({\\Q\dL paraffine, h^^ goudrons restent dans la cornue. Parmi ces produits, ceux du second et du troisième groupe, et quelquefois même les huiles lourdes, sont employés pour carburer l'air destiné à actionner les moteurs.

On peut carburer l'air, soit par les éthers de pétrole, * soit par les huiles de pétrole servant à l'éclairage.

Carburation par les éthers de pétrole. — La première opération consiste à saturer l'air de vapeurs de ces. hydrocarbures, ce qui peut se faire à froid pu à pKaiid.'

Dans le premier cas, on fait barboter l'air dans une couche d'éthers de pétrole de faible densité ; mais, ces éthers étant composés d'éléments divers, inégalement volatils, il est évident que les substances les plus volatiles sont entraînées les premières, de sorte que le gaz obtenu est de moins en moins riche. De plus, le froid produit par l'évaporation est défavorable à la saturation et le gaz peut entraîner des matières con-

GAZOGÈNE BÉNIER 159

tenues dans les essences et qui, en brûlant, produiront dans le cylindre un dépôt épais et nuisible.

Pour remédier à ces inconvénients , on peut n'employer qu'une faible quantité de liquide, présentant une grande surface d'évaporation, et qu'on renouvelle fréquemment, de façon à maintenir constantes et la densité du liquide et les pressions de Tair et du gaz. Quant aux matières étrangères contenues dans les éthers de pétrole, quelques inventeurs les enlèvent en faisant passer ces substances dans l'eau, chaude ou froide.

Le plus souvent, on emploie la gazoline, de densité 0,650, qui est très volatile et très inflammable ; cette substance, qui ne se trouve pas dans toutes les localités, donne en outre un gaz de qualité un peu variable. L'essence minérale, de densité 0,700, est un peu moins volatile et moins inflammable, de sorte qu'elle nécessite souvent l'intervention de l'échappement pour la carburation de l'air ; mais on a l'avantage de pouvoir se la procurer très facilement.

Les carburateurs à froid opèrent par aspiration ou par refoulement. Dans l'appareil de M. Faignot, un compteur d'appel, actionné par un mécanisme de tourne-broche, a'spire l'air, qui traverse des caisses rectangulaires à grande surface, divisées en plusieurs étages par des claies poreuses, et qui contiennent la gazoline; on ouvre les caisses alternativement, pour maintenir la richesse constante et obtenir une carburation méthodique. Le gaz est ensuite refoulé dans un gazomètre.

Dans l'appareil de M. Rouillé, le mécanisme se compose simplement d'une sorte d'injecteur GiflFard. L'hydrocarbure est chauffé dans une petite cornue.

Les vapeurs s'échappent, par une ouverture étroite, dans un conduit allant au gazomètre, et aspirent Tair extérieur par un orifice latéral.

Ces appareils et un certain nombre d'autres ont été imaginés pour l'éclairage, mais ils peuvent parfaitement s'appliquer aux moteurs ; d'autres modèles ont été construits spécialement pour l'application qui nous occupe.

Ils opèrent généralement par aspiration. Ce sont d'ordinaire des appareils très simples, formés d'un réservoir, qui reçoit la provision d'hydrocarbure nécessaire pour une journée, et du carburateur proprement dit, renfermant la couche liquide que traverse l'air aspiré au moment de son admission. Nous décrirons plus loin le carburateur Lenoir, construit par MM. Rouart frères, ainsi qift plusieurs autres, à propos des moteurs à pétrole qu'ils accompagnent ordinairement.

Carburation par Phuile de pétrole. — D'autres inventeurs ont songé à remplacer la gazoline par l'huile de pétrole : l'opération peut se faire encore à froid ou à chaud. Dans le premier cas, le liquide étant moins volatil que la gazoline, il faut le diviser pour assurer la carburation de l'air : on le fait arriver d'ordinaire sur des matières poreuses et on le pulvérise par un fort courant d'air: tel est le carburateur de Brayton, que nous décrirons plus loin, et qui permet d'utiliser même des huiles lourdes, de densité supérieure à Q,8. On peut aussi carburer à chaud en opérant comme avec l'essence. Ainsi MM. Belmont-Chabout et Diederichs font passer l'huile de pétrole dans un serpentin chauffé par les gaz qui s'échappent du moteur. La

(iv; 11/

'(Lia.

1 Dl:

Su::

en^

prorer>f

;pâr

s, i oeoi

inuile loa

)iDS

rer

ire

un

;er

le

GAZOGÈNE BÉÇJIER 163

vapeur s'échappe par un orifice étroit et aspire Tair qui se mélange avec elle. Ce système a un inconvénient : au moment de la mise en train, on est obligé de se servir de gazoline, jusqu'à ce que le serpentin soit porté à une température suffisante. Ce défaut est évité dans d'autres dispositifs, par exemple dans celui de M. Ragot*.

Page 1