Les Mots par l'image, ou, 2000 mots illustrés
— Et quelle langue veut-on bannir du domaine où se forment l'esprit et le coeur de l'enfance? Celle-là même qui est la gardienne de nos croyances et l'instrument de notre culture. (S. E. le cardinal BEGIN.)
— Ce respect (à notre langue), nous y manquons souvent en laissant s'introduire dans notre parler toutes sortes d'expressions parasites, incorrectes ou étrangères au génie de notre idiome. Chasser ces intrus, leur substituer les termes propres, accroître la richesse de notre syntaxe, c'est rendre à notre langage les meilleurs services. (Mgr Paul BRUCHESI.)
— Oui, nous vivrons, et nous chanterons les louanges du Christ et de la patrie dans le doux parler de France aussi longtemps que le Saint-Laurent roulera ses flots majestueux vers l'océan, que les érables donneront leur doux nectar, que nos écoles et nos collèges classiques donneront à l'Eglise et à l'Etat des hommes dignes de ce nom... (Mgr Adélard LANGEVIN.)
— Ah! cette langue que nous avons appris à bégayer sur les genoux de notre mère! Elle est bien digne des sacrifices que nous pouvons faire pour elle; elle vaut bien la peine que nous bâtissions des académies, des collèges et des écoles, où nos enfants iront apprendre, avec l'anglais dont ils ont besoin, toutes les beautés du doux parler de France. (Sir Lomer GOUIN.)
— Si nous voulons apporter à cette cause sacrée tout l'appui, qu'elle mérite, il faut aussi développer en nous et chez nos enfants le culte et l'amour de la langue. (Henri BOURASSA.)
— Un peuple bilingue, dit-on, est un non-sens. Eh bien! nous nous faisons fort de prouver à ceux qui le prétendent que, si le système bilingue est une surcharge pour leur cerveau, il ne l'est pas pour le nôtre. (L'hon. juge CONSTANTINEAU.)
— C'est la France, sans doute, qui nous a donné cette belle langue; mais, je le répète, ce sont les Canadiens qui l'ont conservée. (Jules TARDIVEL.)
— Si nous savons bannir de notre language tout ce qui est contraire à son génie, tout ce qui est grotesque ou vulgaire, et si nous faisons en sorte que, tout en restant français, il soit bien de chez nous, nous lui aurons donné une force de résistance dont l'anglais ne saura jamais triompher. (Adjutor RIVARD.)
— Si la langue que nous parlons est quelque peu rugueuse, c'est parce qu'elle a été souvent à la bataille. — (Armand LAVERGNE.)
— Si les mères instruites voulaient se surveiller davantage; si celles qui ne le sont pas se donnaient la peine d'apprendre à parler convenablement à leurs enfants, la tâche des maîtres serait réduite de moitié. (Abbé Emile CHARTIER.)
— Il est de notre devoir (Canadiens des E.-U.) d'être citoyens américains dans toute la force du mot, mais pour cela, quelle raison valable y a-t-il de dire qu'il faille renier le français? (Louis CADIEUX.)
Etienne BLANCHARD, P. s. S.
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