‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 124 sur 258 · HOMME — HONNEUR · texte numérisé non relu

HOMME — HONNEUR

Au commencement du règne de Saûl (1095 av. J.-C), les Ammonites attaquèrent Jabès, ville de la tribu de Manassé. Saûl, en ayant été informé, provoqua, à l'aide de menaces, une levée en masse des Israélites.

« Alors, dit TEcriture, le peuple fut frappé de la crainte du Seigneur, et ils sortirent tous en armes comme s'ils n'eussent été qu'un seul homme {quasi vir uniis), » [V livre des Rois, cli. XI, v. 7.)

Nous avons cité un document où l'expression biblique intervient d'une façon assez plaisante. En voici quelques autres applications.

Celle-ci est due à Bossuet, prononçant l'oraison funèbre du prince de Condé, à Notre-Dame, le 10 mars 1687 :

« Ce qu'un sage général doit le mieux connaître,

disait-il, c'est ses soldats et ses chefs. Car de là vient

ce parfait concert qui fait agir les armées comme un

seul corps, ou, pour parler avec l'Ecriture, « comme

» un seul homme » : Egressus est Israël tanquain vir

uiuis. »

« L'exemple suivant est emprunté à la proclamation

adressée aux Français par Bazard et le père Enfantin,

après les journées de 1830 :

(c Apprenez que l'HOMME-DIEU des chrétiens est devenu,en Saint-Simon, l'HOMME-PEUPLE ; . . .le peuple est en lui, aimant, sage et puissant, marchant COMME UN SEUL HOMME vers l'avenir qmi Dieu lui destine. »

(Œuvres de Saint-Simon et d'Enfantin^ t. I, 1865, p. 217.)

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