INFAME — INJURE
« Frère Thieriot vous embrasse. Je finis toutes mes lettres par dire: Ecr. Tinf..., comme Caton disait toujours : Tel est mon avis, et quoii ruine Cartilage, »
Il en vint même à signer simplement Kcrlinf (lettre à Damilaville du 27 janvier 1768). Une note de Beucliot nous apprend que les employés de la poste chargés de décacheter ses lettres crurent à Texistence d'un particulier nommé Ecrlinf, habitant la Suisse, qui, disaientils, (c n'écrit pas mal ».
S'il parait évident que Voltaire entendait par ce mot Vinfànie^ non pas la religion, mais la superstition ou le fanatisme, il n'en était pas de même de d'Alembert, qui lui écrivait le 31 juillet 1762 :
(( Vous voudriez que nous fissions imprimer le Testament de Jean Meslier, et que nous en distribuassions quatre ou cinq mille exemplaires ; //infâme, puisque infâme il y a, n'y perdrait rien ou peu de chose... Ce que vous savez doit être attaqué, comme Pierre Corneille, avec ménagement. »
Or, les mots « ce que vous savez )> avaient été substitués, paraît-il, dans l'édition de Kehl, au mot « J.-C. », qui se trouve dans l'original.