JUSTICE — LARME
Dans VArt de vérifier les dates (3" éd., t. I, 1783, p. ()04) nous trouvons la mêin(i })articularité rapportée à j)ropos (lu cluîvalier de; Bois-Bourdon (ou Bourrodon, ou Bosrodon), maître d'hùtel de la reine, qui, accusé d'avoir pris part aux débauches de la cour d'Isabeau de Bavière, fut mis à la torture et jeté à la Seine (avril 1417^.
Nos recherches dans les anciennes chroniques ne nous ont })as mis à même de produire un document contemporain.
Dans la soirée du 22 juilhît 1789, la tête du malheureux P'ouloii, d'abord })endu à la fameuse lanterne de la ])lace de Grève, puis mis en pièces par une populace en délire, fut promenée par la ville au bout d'une pique, à la huMir d(î d(îux torches. Un tambour annonçait rhorrible cortège, que précédait un homme criant d'une voix lugubre : « Laissez })asser la justice; du peuple ! » Trist(î écho de la sentence» royale.
Chamfort, qui fut témoin de cette scène dans le jardin du Palais-Royal, la rapporte dans le 21® de ses Tableaux historiques de la Révolution,