LIVRE
soleil et se faisait faire la lecture en prenant des notes et des extraits selon son habitude, et il ajoute :
« Dicere etiam solebat, nullum esse librum tam malum, ut non aliqua parte prodesset. »
(A Macei\ livre III, lettre v.)
Alfred de Vigny disait, avec non moins de raison :
i( Je n'ai pas rencontrè un homme avec lequel il n'y eût quelques chose à apprendre. » [Journal cV un poète, année 1834.)
"Sï"
Le plus beau livre qui soit sorti de la main des hommes, puisque l'Évangile n'en vient pas.
Telle est la forme que Ton donne généralement à une pensée de Fontenelle relative à V Imitation de Jésus- Christ.
Voici les termes exacts dont il s'est servi dans la Vie de M, Corneille^ publiée pour la première fois en 1729, i\tinsVHistoiredel\\cadéniie AQVï^hhé A' 0\i\Qi (t. II, p. 177) :
(( Je ne trouve point dans la traduction de M. Corneille le plus grand charnK» d(î Tlmitation de Jésus-Christ, je veux dire sa simplicité et sa naïveté... Ce livre, le plus beau^ qui soit parti de la main d*un homme, puisque TEvangib? n'en vient pas, n'iroit pas droit au cœur comuie il fait,... s'il n'avoit un air luiturel et tendre, à quoi la négligence du style aidi^ beaucoup. »
La plus grande obscurité n'a cessé de régner sur Fauteur de V Imitation, D'après une savante dissertation insérée dans V Encyclopédie des sciences religieuses^ les quatre livres dont se compose cet ouvragt^ ont dû paraître successivement de 1415 à 1441, et sont