‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 208 sur 258 · RONFLER · texte numérisé non relu

RONFLER

La consigne est de ronfler.

Titre d'une comédie en un acte d'Eugène Grange et Lambert Thiboust, jouée au Palais-Royàl le i^^ février 1866.

Un jeune oiTicier un peu farceur, voulant s'absenter nuitamment du domicile conjugal sans éveiller les soupçons, imagine le truc suivant : il fait coucher sou ordonnance dans son propre lit, en lui recommandant de ronfler bruyamment dans le cas où quelqu'un entrerait dans sa chambre en son absence. Survient bientôt sa jeune femme, qui n'est pas longtemps dupe de la supercherie et en tire une cruelle vengeance. Au retour de Toflicier, elle lui laisse entendre qu'elhî a cru passer une partie de la nuit avec lui et ne s'est pas aperçue de la substitution. On voit d'ici la terreur du mari, qui n'a d'égale que sa stupéfaction.

Enfin tout s'explique. L'infidèle se repent de son escapade, obtient son pardon, et la paix renaît dans le ménage.

Cette petite pièce était fort gaie, et son titre, qui resta longtemps sur l'affiche, a fourni au langage familier une formule fréquemment employée, facile à modifier selon les circonstances.

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