‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 211 sur 258 · SANG · texte numérisé non relu

SANG

« Messieurs, il est un impôt qui ne prend pas au contribuable une partie de son revenu ou tout son revenu, uncî partie de son capital ou tout son capital, mais qui lui enlève la liberté et même la vie, cet impôt terrible, inexorable, cet impôt du sang ^ est cependant le plus indispensable des impôts, il est Texistence sine qua non des sociétés politiques. »

[Moniteur du 30 mai, p. 685.)

Dans un article inséré au Moniteur du 18 décembre 1867^ M. le général Ambert faisait observer, à propos de l'expression mise en lionneur par le général Foy, qu'il ne faut pas confondre impôt avec charge^ que jamais autrefois on n'aurait assimilé le recrutement à un impôt, que le mot contribution peut à peine être employé dans ce cas, et il cittï cette réjionse de T archevêque de Sens à Richelieu, demandant six millions au clergé :

« L'usage ancien était que le peuple contribuât par ses biens, — la noblesse par son sang, — le clergé par ses prières. »

« Les pieds lui ont glissé dans le sang. »

On sait qu'à la suite de l'assassinat du duc de Berry, fils du comte d'Artois (13 février 1820), M. Decazes, le favori de Louis XVIII, que les ultra-royalistes essayèrent de rendre responsable de ce crime, dut renoncer à ses fonctions de ministre de l'intérieur et de président du conseil.

Quelques jours après, M. de Chateaubriand écrivait

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