‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 235 sur 258 · TUER · texte numérisé non relu

TUER

dans ceux où Tadultèro rencontre quelque svnipatiiie , M. Alexandre Dumas fils discutait les éternels problèmes relatifs à la situation de la femme dans la société, au mariage et aux accidents qu'il traîne souvent à sa suite.

Cette longue dissertation était une ré})onse àun article de M. Henry d'Ideville, publié dans le Soir' du G juillet, à propos de cette triste alfaire Dubourg, dans laquelle un mari trompé avait lâchement assassiné sa femme, ce qui lui avait valu cin([ ans de réclusion. Voy. la Galette des tribunaux des 15 et IG juin.)

M. d'Ideville sedéclarait partisan du pardon, en s'appuyant sur cette parole du Christ : (c Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre.» (Saint Jean, chap. VIII, v. 7.) M. Dumas concluait au contraire en adressant ce conseil impitoyable à celui dont la femme a déshonoré son fover :

(( Si rien ne peut l'empêcher de prostituer ton nom avec son corps ;... déclare-toi personnellement, au nom de ton Maître, le juge et Texécuteur de cette créature. Ce n'est pas la femme, ce n'est même pas une femme ; elle n\»st pas la conception divine, elle est purement animale; c'est la guenon du pays de Xod, c'est la femelle de Caïn ; — tue-la 1 » iP. 175-176.)

Peu de temps après, ]\[. Dumas llls soutenait la même thèse au théâtre, dans la Femme de Claude, comédie en trois actes jouée au Gymnase le 16 janvier 1873.

Bien qu'il ne soit peut-être pas sans danger de présenter comme un acte de froide justice, presque comme Taccomplissement d'un devoir, un crime que peut seul (excuser l'excès de la colère, il y a fort apparence que la brochure de M. Dumas a fait couler plus d'encre que de sang. Elle provoqua plusieurs réponses, dont la plus remarquée fut celle que M. Emile de Girardin publia

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