BLOND — BOUSINGOT
« Pour h\ mine, il Ta telle quelle, et surtout il est délicat et blond comme un pruneau relavé. »
(Montluc, la Comédie de Proverbes (1616), acte V, scène vu, rôle de Florinde.)
Dans les Curiositez françoises, d'Antoine Oudin (1656i, on lit au moi pruneau :
« Délicat et blond comme un pruneau (grossier). »
Le Dictionnaire de VAcadémie de 1694 (1" édit.) inscrit au même mot :
« On dit d'Une personne qui a le teint extrêmement brun, que C^est un pruneau relavé. »
Et dans le Dictionnaire universel de Furetière (La Haye, 1727), nous trouvons ces lignes :
« On dit ironiquement d'une fille ou d'une femme qui a le teint extrêmement brun que c'est un petit pruneau, qu'elle est blanche comme un pruneau relavé. »
11 ne nous est resté de cette locution familière qu'un débris informe qui pour nous n'a plus aucun sens.