‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 32 sur 258 · BLOND — BOUSINGOT · texte numérisé non relu

BLOND — BOUSINGOT

« Pour h\ mine, il Ta telle quelle, et surtout il est délicat et blond comme un pruneau relavé. »

(Montluc, la Comédie de Proverbes (1616), acte V, scène vu, rôle de Florinde.)

Dans les Curiositez françoises, d'Antoine Oudin (1656i, on lit au moi pruneau :

« Délicat et blond comme un pruneau (grossier). »

Le Dictionnaire de VAcadémie de 1694 (1" édit.) inscrit au même mot :

« On dit d'Une personne qui a le teint extrêmement brun, que C^est un pruneau relavé. »

Et dans le Dictionnaire universel de Furetière (La Haye, 1727), nous trouvons ces lignes :

« On dit ironiquement d'une fille ou d'une femme qui a le teint extrêmement brun que c'est un petit pruneau, qu'elle est blanche comme un pruneau relavé. »

11 ne nous est resté de cette locution familière qu'un débris informe qui pour nous n'a plus aucun sens.

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