‹ Les MousquetairesChapitre 18 sur 66 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

D'ARTAGNAN, nul.

Décidément, ce n’est pas si difficile qu’on le crcit de mener les hommes ; étudiez les intérêts, flattez les amours-propres, piquez ferme et rendez la main, ils iront où vous voudrez; donc, voilà Porthos embauché pour le compte du cardinal, c est toujours cela... oui, .mais ce n’est point assez, il nous faudrait Athos et Aramis. Oh! comme ils vont nous manquer ces pauvres amis... Il est vrai qu' Athos est peut-être bien vieilli ; c'était notre aîné à tous, et puis il buvait effroyablement, il sera complètement abruti; c’est fâcheux, uuc si noble nature, une si puissante intelligence, une si haute scigneureric, un homme qui semait de l'ar-

gent comme le ciel fait de la grêle, et qui vous mettait l'épée à la main avec un air vraiment royal... Eh bien! ce noble gentilhomme à l'oeil fier... ce beau cavalier si brillant sous les armes que l’on s'étonnait toujours qu'il tînt une simple épée à la main au lieu d'un bâton de commandement ; eh bien ! il sera transformé en quelque vieillard courbé au nez rouge et aux yeux pleurants.

Oh! l'affreuse chose que le vin !... (Il boit.) quand il est mauvais.

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