SCENE PREMIÈRE
DE AVINTER, ATIIOS.
de winter. Vous dites donc, comte?
athos. Je dis que Grimaud est arrivé comme il expirait, qu’il nous a rapporté le poignard tout fumant encore.
de winter. Alors, il sait tout?
athos. Tout, excepté nos noms.
DE winter. Mais comment, mais pourquoi an-il quitté l’Angleterre?
athos. Il était donc ctt Angleterre !
DE WINTER. Eh ! oui.
Athos. Qu’y faisait-il ?
de winter. G’est un des sectateurs les plus ardents d’Olivier Cromwell.
athos. Comment s’cst-il rallié à cette cause? son père et sa mère étaient catholiques, je crois ?
DE winter. Le roi, sur ma demande, l’a déclaré bâtard l’a dépouillé de ses biens et lui a défendu de porter le nom de Winter.
Sa haine ponr Charles I*' l'a poussé vers Cromwell.
athos. Et comment s’appelle-t-il maintenant ?
de WINTER. Mordaunt.
athos. C’est bien, je m’en souviendrai...
La Providence nous a prévenus, tenons-nous sur nos gardes ; mais voyons, revenons à l'affaire qui vous amène à Paris, milord.
de WIN T ER. Deux mots d'abord... Vous avez toujours pour amis messieurs Porflios et Aramis ï
athos. Ajouter, d'Artagnan, milord; nous sommes toujours comme autrefois quatre amis dévoués l’un h l'autre. . . seulement, lorsqu'il s'agit d’être frondeurs, nous ne sommes plus que deux, Aramis et moi.
de wixtfr. Je vous reconnais bien là; vous avez adopté la cause des princes, la grande cause; c’était la seule qui prtt aller à votre caractère noble et généreux, .le ne vous cacherai pas que j’étais venu en France dans cet espoir.
athos. Sommes-nous donc ponr quelque chose dans votre voyage?
DE W1NTER. Oui, comte, j’ai besoin de vous deux... Vous avez prévenu monsieur Aramis ?
ATHOS. Tenez, le voici
vanin niv — ****** 1 * "