SCÈNE II
Les Mêmes, PARRY
PARRY, t'approchant d'André. Monsieur, n’êtcs-vous pas le patron de ce bâtiment?
ANDRÉ. Oui, monsieur.
PARRY. Vous partez ce soir?
andré. A huit heures.
parry. Pouvez-vous me donner passage à moi et à ma sœur?
ANDRE, bat, à Mordaunt. Vous entendez.
MORDAUNT, bat. Sachez quelle est cette sœur.
andré, à Parry. Mais connaissez-vous notre destination?
parry. Oui , vous allez à Newcastle, et comme Newcastle est frontière d’Ecosse, nous n'aurons que la Tyne à traverser pour vous trouver daus notre pays.
andré, à Mordaunt. Que faut-il faire?
mordaunt. Voyez cette femme, tâchez de savoir qui elle est, ce quelle veut, et ensuite, s’il est nécessaire, je la verrai moi-mème.
andré. Où est votre sœur?
parry. Dans cette maison; dois-je l'appeler?
andré. Non, ne la dérangez pas, je vais lui parler moi-même.
mordaunt. Allez!... Ah! ah! je crois que voici nos hommes.
andré, regardant. Non, ce sont les deux voyageurs qui ont demandé le chemin du port, à l'hôtel de l'Épée du grand Henry.
mordaunt. Ils venaient par la route de Paris?
ANDRÉ. Oui.
mordaunt. Je tirerai peut-être d’eux quelques nouvelles. Allez donc... mais vous comprenez... ne promettez rien que je n’aie vu moi-même.
andré. Oh! soyez tranquille. (.4 Parry.) Venez, monsieur.