‹ Les MousquetairesChapitre 66 sur 66 · SCENE UNIQUE · texte numérisé non relu

SCENE UNIQUE

D’ARTAGNAN, PORTHOS . ARAMIS , ATHOS, GRIMAUD , MOUSQIETON, BLA ISOIS.pui» MORDAUNT dam la mer.

d’artagnan. Maintenant , mes amis , je crois que nous allons voir auelque chose de curieux.

Oo voit dan. le lointain reparaître la petit bâtiment arec des homme, sur le pont. L'explosion éclate ; une rive clarté illumine toute la mer.

aramis. C’est superbe !

PORTHOS. Voilà ce que c’est!

D’ART AG N AN; Pour le coup. . . nous sommes

débarrassés de ce serpent qu’en dites-

vous?

ATiios. C’est horrible!... c’est horrible !

d'artagnan. C’est horrible, si vous voulez, mais c'est consolant... Force de rames, mes amis!...

mordalnt, dans la mer. A moi!... au secours !...

d’artagnan. C’est la volt de Mordaum!...

encore lui, le démon !

mordalnt. nageant. Pitié! messieurs, pitié, au nom du ciel! je sens mes forces qui m’abandonnent

athos. Le malheureux!... arrêtez, mes amis...

d’artagnan. Athos, je vous déclare que, s'il approche à dix pieds de la barque, je lui fenils la télé d'un coup d’aviron

mordalnt, nageant. De grâce... ne me fuyez pas, messieurs... de grâce... ayez pitié de moi!...

athos. Oh! cela me déchire!... D’Arta-

gnan !.. . d'Artagnan !... mou (ils il faut

qu’il vive.

d’artagnan. Mordious ! pourquoi ne vous livrez-vous pas tout de suite pieds et poings liés à ce misérable ?... ce sera plus tôt fait.

mordalnt. Monsieur le comte de la Fère !

c’est h vous que je m’adresse, C’est vous que je supplie, ayez pitié de moi !... Oit êtes-

vous, monsieur le comte de la Fère ?.

vois plus... je me meurs... A moi ! h ATHOS, «e penchant et étendant c en Mordaunt. Me voici , inonsie voici ; prenez ma main et entrez dar.

embarcation.

d’artagnan. J'aime mieux ne pa; garder; celte faiblesse me répugne.

athos. Bien ! mettez votre autre m ( Il lui offre «on épaule comme secon' d'apt ui. ) Maintenant vous voilà sauvé quiilisez-vous.

mordalnt, arec mge. Ah ! ma mê je ne peux l’oITrir qu'une victime ; m sera du moins celle que tu eusses chois

D’Artagnan pousse un cri. Porthos lève l'an roi mis cherche une place pour frapper; une ge donnée à la barque entraîne Athos dans l'eau

porthos. Oh ! Alhos ! Athos ! malhet nous qui t’avons laissé mourir!

aramis. .Malheur!

d’artagnan. Oh! oui, malheur!... Al voyez... ce cadavre... qui monte lentemci C’est Mordaunt !

On voit paraître à la surface des flots le cadavr Mordaunt avec le poignard dans le cœur.

aramis. Il a un poignard dans le cœur porthos. Le voilà flottant sur le dos lames.

d’artagnan. Ah! sangdiou!... c’est Mordaunt!...

porthos. Le beau coup!

d’artagnan. Mais Athos, Athos!...

est-il?...

ATI10S, reparaiuant et i attachant ci barque. Aie voici...

Explosion de joie des amis qui enlèrent Athos <Ja la barque.

aramis. Enfin, Dieu a parlé !

d’artagnan. Mort delà main d’Athos !..

athos. Ce n’est pas moi qui l’ai tue; c’e.‘ le destin.

d’artacnan. Qu’importe, pourvu qu’j soit mort !... Et maintenant, amis, en France toes. En France!... en France!...

au

Page 1