XV. — GENRE STEGOMYIA THEOBALD
Etymologie. — STsyco, cacher; [xuia, Mouche.
Bibliographie. — Theobald, 1901 b, p. III; p. 382. — Giles, 1901 c, p. 159, note ; 1902, p. 368. — Neveu-Lemaire, 1902 a, p. 15. — Dyé, 1902, p. 366.
Diagnose. — Insectes noirs marqués de blanc. Tête ornée d'écaillés en bêche et de quelques écailles en vis (fig. 148, 1 et 6 b'). Palpe.s courts et à 4 articles chez la 9, n'ayant pas plus du tiers de la longueur de la trompe (1) ; longs et à 5 articles chez le cf, souvent plus longs que la trompe et généralement nus. Mé.sothorax orné soit d'écaillés en faucille soit d'écailles iusiiormes. Scutellum revêtu d'écaillés en bêche, tout au moins sur le lobe moyen . Abdomen entièrement couvert d'écaillés en bêche, cerclé ou non de blanc, mais marqué de taches blanches sur les côtés. Ailes à écailles longues et étroites (fig. 149, 5). Nervation conforme à cell^ des Culex, mais fourchettes plus petites. Œufs ordinairement pondus isolément, non agglutinés en nacelle. Larve pourvue d'un siphon respiratoire court et large, de teinte noirâtre (fig. 194).
Type du genre : St. calopus (Meigen).
Insectes caractérisés essentiellement par l'écaillure de la tête, qui les distingue des Culex; ils se rapprochent des Dinocerites, Aëdes et autres par l'écaillure céphalique, mais s'en distinguent parcelle du scutellum. Ils sont très répandus dans toute la zone intertropicale et la dépassent
Fig. 194. — Larve de Stegomyia calopus, d'après Neveu-Lemaire.
même, au nord et au sud; on trouve jusque dans le sud de l'Europe
(1) A 3 articles chez la 9> d'après Neveu-Lemaire (flg. 197, b].
Stegomyia calopus, qui semble être le plus cosmopolite de tous les Moustiques. On connaît actuellement 22 espèces, dont une comporte trois variétés ; il faut peut-être y ajouter Culex tarsalis Coquillett, ainsi qu'une forme non encore décrite, signalée par Laveran (1902 b) de l'île Malicollo (Nouvelles- Hébrides).
Quelques-uns de ces Insectes sont au nombre des êtres les plus malfaisants et les plus redoutables: témoin St.. calnpu.s, qui est l'agent principal de la propagation de la fièvre jaune, en même temps que l'un des hôtes intermédiaires de la Filaria Bancrofti.
Clé des Stegomyia, d'après Theobald et Giles.
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