Stegomyia calopus (Meigen
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1828, p. 8 et 10. - Stephens, 1829, p. 232 (avec doute). — Guérin- Méneville et Percheron, 1831, pl. II, fig. 1. — Brullé, 1832. — Macquart,
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Sjinonymie. — Culex fasciatm Fabricms, 1803; Wiedemann, 1828 (non de Villers, 1789; non Meigen, 1804). — C. calnpus Meigen, 1818. — C. [rater Robineau - Desvoidy, 1827. — C. inosquito Robineau - Desvoidy, 1827; F.-L. Arribâlzaga, 1891. — C. tseniatus Wiedemann, 1828. — C. kounoupi Brullé, 1832.— C. annulitarsis Macquart. 1846. — C. viridifrons, C. formosus, C. e.rcitans, C. inexorabilis Walker, 1848. — C. exaiiitnns Walker, 18.56. — C. impatibiii.s Walker, 1860. — C. zonatipes Walker, 1861. — C. Bancroftii Skuse, 1888. — C. elegam Ficalbi, 1889, — « BrindIed Mosquito » Ross, 1899. — C. Rossii Giles, 1899. — Sfegowyia famatm Theobald, 1901 b. St. fasciata Theobald, 1901 c ; Giles, Neveu-Leniaire, Dyé, 1902.
Diaqnose. — « C. ater hamtello tarsisque œnticis albo fasciatis. Habitat in Americae insulis. Magnitudo C. pipienti.s. Caput nigrum haustello porrecto fasciis tribus niveis. Thorax niger lima dorsali alba. Abdomen obscurum. Àlae albae, immaculatae. Pedesnigri, tarsis anticis fasciis tribus niveis. » — Fabricius, 1805.
« Fuscus; thorace frivittato; palpis tarsisque anterioribus niveo bi- posticis, quinque fasciatis. » — Wiedemann, 1828.
Q (fig. 195 et 197, b). Tète noire et grise de chaque côté, avec une tache blanche ; une autre tache blanche médiane ; en arrière, de longues soies noires en antéversion. Yeux noirs cerclés de blanc, parfois avec quelques taches argentées. Antennes brunes, plus longues que la trompe, avec d'étroits cercles pâles; article basilaire noir, avec une tache d'écaillés blanches à sa face interne. Trompe brune, presque noire à la pointe, plus claire en son milieu. Palpes noirs n'atteignant pas le tiers de la trompe, formés de 3 articles sensiblement égaux, couverts d'écaillés larges et plates, brunes aux 2 premiers articles, blanc d'argent sur le 3*. Thorax brun sombre à écailles brun rougeâtre, or pâle et crème, avec une tache blanche de chaque côté, en avant. La face dorsale porte 2 étroites lignes blanches submédianes; elle est circonscrite d'autre part par une large ligne blanche en fer à cheval, à convexité antérieure, qui suit le bord antérieur du thorax et s'étend jusque vers son milieu; de là, chaque branche se continue en ligne droite jusqu'au bord postérieur. Sculellum avec écailles blanches en bêche et 3 toufïes de soies. Métanotum brun.
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Flancs piquetés d'écaillés argentées. Abdomen brun noirâtre, cerclé de blanc à la base des segments, plus ou moins nettement annelé de jaune au
Fig. 19b. — Stegomyia calopus 9, d'après Howard.
Fig. 196. — Stegomyia calopus çf, d'après Howard, sommet des 4 avant-derniers. L ne tache triangulaire blanche plus ou
moins nette sur les côtés de chaque segment; le 1" densément orné d'écaillés crème, bordé de poils pâles. .l/Zcs (fig. 198, a) claires, immaculées, un peu plus longues que l'abdomen, à écailles brunes, celles des nervures étant très longues et étroites pour les latérales, courtes et larges pour les médianes. Fourchette antérieure plus longue et plus étroite que la postérieure. Nervure transverse postérieure plus près de la base de l'aile que de la moyenne, dont elle est distante d'une fois 1/2 à 2 fois sa longueur. Transverses moyenne et surnuméraire unies à angle très obtus, presque droit. Balanciers ocracés, à bouton parfois légèrement fauve. Pattes brunes, cerclés de blanc. Hanches fauves. Fémurs blanc jaunâtre à la base, bruns sur la partie suivante, mais avec quelques écailles blanches à la face ven-
Fig. 197. — Organisation de Stegomyia calopus, d'après Neveu-Lemaire. — a, trompe et palpes du o"; tête de la 9 - ~ Les palpes du cf sont représentés un peu trop courts ; Us dépassent sensiblement la trompe.
traie, enfin blancs au sommet ; ceux de la 3' paire renflés à l'extrémité. Tibias noirs. Articles du tarse annelés delà manière suivante : un cercle basilaire sur les 2 premiers tarsiens de toutes les pattes ; un autre sur le 3' des 2° et 3' paires ; un autre encore, très large, sur le 4° de la 3' paire ; sur cette dernière, le 5' tarsien entièrement blanc. Formule unguéale: 1.1 -1.1 -0.0 (fig. 198 et 199), ou même 1.1—1.1-0.1, suivant Dyé. Larve et nijmphe semblables à celles des Cukx, mais présentant néanmoins des caractères différentiels très nets (fig. 194, 200 et 201).
cf (fig. 196 et 197, a). Plus foncé que la 9- Tète noire à écailles blanches en haut et au sommet. Antennes brunes à cercles plus pâles, parfois
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presque blancs. Trompe et palpes noirs, ceux-ci avec 4 anneaux blancs à la base. Armature génitale de forme caractéristique (fig 199). Formule umiuéale .• 1. 1 - 0. 0-0. 0 (fig. 198 et 199). Longueur. — 3""° à 4'"'°opour le cT, 3""°o à 5""" pour la 9- Habitat. — Espèce très répandue dans toute la zone intertropicale et même dans les pays tempérés, où elle est aisément disséminée par la navigation. Elle s'étend du sud de l'Europe jusqu'au nord-est de l'Australie. Vu sa grande importance médicale, il est utile de préciser sa distribution géographique.
Europe : Portugal, Espagne, Italie méridionale et îles voisines (Sardaigne, Sicile), Grè ce, Crète. Inconnue en Autriche, cette espèce a été signalée en Angleterre par Stephens, mais avec doute. .1-e ne l'ai pas trouvée dans plusieurs lots de Moustiques de Corse.
On devra le rencontrer en France, à Saint-Nazaire et à Brest ; c'est-à-dire dans les localités où a sévi la fièvre jaune. — Afrique : Maroc, Algérie, Egypte, Canal de Suez, côte occidentale (Sénégal, Sierra Leone, Guinée, Nigeria), côte orientale (Zanzibar, Natal), Maurice, Réunion, Madagascar. — Asie : Pales-
Fig. 199. - Griffes (x loO) et armature génitale cf (x 34) de CiUex calopus, d'après FIcalbi. — a, face supérieure; /), face inférieure.
Une, du nord au sud de l'Inde (Calcutta, Madras, Quilon), Indo-Chine, Annam, Japon. — Océanie : Célèbes, Nouvelle-Guinée, Tahiti, Nouvelle- Calédonie, nord-est de l'Australie (Queensland). — Amérique : s'étend approximativement du 40« degré de latitude nord au 40"^ degré de latitude
sud, tout au moins sur le versant de l'Atlantique ; répandu dans les Etats- Unis, spécialement dans le sud (Géorgie, Louisiane, Floride), Honduras, Guyane, Brésil, République Argentine ; très commun aux Antilles (Cuba, Jamaïque, Porto-Rico, Saint-Vincent, Barbade, Trinité).
Obscrcution.s. — Espèce domestique, diurne aussi bien que nocturne, restant au repos dans la matinée. Suivant Lazear, ses œufs seraient capa-
Fig. 200. — Larve et nymphe de Stegomyia calopus, avec divers détails plus grossis, d'après Howard.
bles de supporter plusieurs jours le manque d'eau. Ce Moustique est le plus actif propagateur de la fièvre jaune; en le détruisant, les Cubains ont pu faire disparaître cette redoutable maladie. Il est également au nombre des espèces chez lesquelles peut se faire l'évolution de la Filaiia Bancrofti.
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A cette espèce, Theobald rattache 3 variétés, qu'il caractérise ainsi : 1° Stegomyia fasciata var. mosquito (Robineau-Desvoidy, 1827). — Lethorax n'a pour tout ornement que les stries latérales semi-lunaires argentées ; l'écaillure du niésonotum tire plutôt sur le rouge rouille (pl. XIII, fig. 30). Décrit de Cuba; signalé aux Antilles (Jamaïque, Sainte-
Fig. 201. — Pièces buccales de la larve de Stegomyia calopus, d'après Howard.
Lucie) et au Bengale. Ne doit pas être confondu avec Culex mosquito Arribâlzaga, qui répond au type de l'espèce.
2° Stegomyia fasciata var. luciensis Theobald, 1901 (I, p. 297, pl. XIII, fig. 50). — Diffère du type par la présence d'un cercle noir au sommet du dernier tarsien des pattes postérieures. De la Guyane et de Sainte-Lucie.
3° Stegomyia fasclata var. queenslandemis Theobald, 1901 (1, p. 297). — Le lobe moyen du scutellum porte une tache d'écaillés pourpre foncé ; les segments de l'abdomen sont ornés d'écaillés blanc jaunâtre à chacune de leurs extrémités; une large ligne irrégulière d'écaillés semblables se voit eu bas du dos. Du Queensland.
De telles variétés méritent à peine d'être distinguées, car l'espèce présente, dans une même localité, d'assez notables variations de couleur et d'ornementation.