‹ Les moustiques, histoire naturelle et médicaleChapitre 156 sur 414 · XVII. — GENRE CULEX LINNÉ · texte numérisé non relu

XVII. — GENRE CULEX LINNÉ

Etymologie. — « Culex ab aculeo dicitur, quod sanguinem sugat. » Isidore de Séville (560-636), Originum seu etymologiarum libri XX. — « Ab aculeo, quem in ore habetacutissimum, nomen accepit. » Albert le Grand (1193- 1280), De natura animalium libri XV ; cf. lib. VI.

Bibliographie. — Neveu - Lemaire, 1902 c et d. Quant au reste, la même que pour la sous-famille des Culicinae.

Diagnose. — Tète ornée d'écaillés en serpette sur l'occiput, de fortes écailles en vis en arrière, d'écailles en bêche sur les côtés (fig. 148, 2). Clypéus con forme au type 6 a, fig. 148. Antennes, à 14 articles chez la $ ; à 15 articles chez le o", les 2 derniers étant longs et minces. Palpes longs et velus chez le cf , les 2 derniers articles souvent claviformes ou au contraire plus étroits et effilés ; chez la 9 , dernier article généralement de grande taille, mais parfois très petit, subsphérique et enchâssé dans le précédent. Thorax orné d'écailles en faucille ou fusiforn\es. Scutellum à écailles en serpette ou fusiformes (fig. 148, 2). Métanotum conforme au type C, fig. 147. Abdomen à écailles en bêche. Ailes (fig. 144, 2) hyalines, rarement teintées (C.

mimeticus) ou tachetées par accumu- Fig 202. — Réservoirs séminaux lolation d'écailles (C.annî*iaîMS).Ecaillure g^s dans le dernier segment de conforme au type 7, fig. 149 : écailles l'abdomenetvuspartransparence, , d'après Neveu-Lemaire. — a, J/u-

medianes des nervures petites,ies late- zorhynchus Coustani; b, Culèx raies minces et linéaires, en bâtonnet. pipiens; c, Mansonia uniformis.

Fourchette antérieure plus longue et plus étroite que la postérieure. Nervure transverse postérieure plus près de la base de l'aile que la moyenne. Pattes k écailles plates, distribuées uniformément. Grifïes du 0" inégales aux 2 premières paires de pattes, la plus grande uni ou bidentée, la plus

Fig. 203. — Figure schématique montrant les rapports des réservoirs séminaux chez les Culex Ç, d';iprès Neveu-Lemaire. — a, glandes rectales: h, glande coquillière ; o, oviducle; ov, ovaire; r, ampoule rectale; s, réservoirs séminaux ; V, oviducle commun.

petite simple ou unidentée. Grifïes de la $ égales, simples ou unidentées. Réservoirs séminaux au nombre de 3 chez la 9- ovoïdes, logés dans le dernier segment de l'abdomen et visibles à travers la cuticule préalablement débarrassée de ses écailles (tig. 202 et 203). Ponte, larve et nymphe

conformes aux types décrits plus haut (fig. 98, 100, 103, 104-124).

Ce genre comprend un nombre considérable d'espèces, réparties à la surface entière du globe.

Arribâlzaga, en 1891, avait tenté déjà de le subdiviser (fig. 204), en créant à ses dépens les genres Heteronycha, Ochlerotatus et Tœnio - 7'hynchus, mais les deux prem ières de ces sections, basées sur des caractères sans valeur, n'ont pu être conservées. Tout récemment, Neveu-Lemaire a proposé d'en distraire, pour les rapprocher dans le nouveau genre Theobaldia, les espèces dont la 9 a les palpes terminés par un petit article subsphérique (C. annulatus. spathipalpis,

Fig. 204, — Organisation du genre Culex (sensu stricto), d'après Arribâlzaga.

SOUS-FAMILLE DES CULICINAE

nemorosus, etc.) ; mais une telle division est inacceptable, puisqu'elle ne vise que la 9 et laisse le cf dans une position indécise. Bien que l'écaillure soit d'une étude délicate, elle nous semble encore fournir des caractères primant tous les autres par leur précision et leur constance; c'est donc sur elle, comme l'a très bien compris Theobald, que doit reposer la classification.

Eu égard au nombre considérable d'espèces qu'il renferme, le genre Culex peut être subdivisé en neuf sections, comme l'indique le tableau suivant ; cette subdivision est d'ailleurs arbitraire et n'a d'autre but que de faciliter la détermination des espèces.

Tableau de la répartition des Culex en neuf sections.

Ailes 1.2.

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