Culex jamaicensis Theobald
Bibliographie. — Theobald, 1901 r, I, p. .345, 8, pl. XVI, fig. 61. — Giles, 1902, p. 394, 11, pl. XV, fig. 5.
Diagnose. — 9- Tête brune; sommet couvert d'écaillés cendrées en serpette et d'écaillés noires en vis ; sur les côtés, écailles en bêche noires et blanches ; nombreuses soies noires. Thorax brun foncé ; de longs poils bruns et quelques soies noires ; écailles en serpette brun cuivré foncé ; 4 taches rondes d'écaillés crème ; quelques écailles de même nature en avant du scutellum. Abdomen brun foncé ; 1" segment avec quelques écaijles crème au sommet et de longs poils brun jaunâtre ; 2° avec une tache triangulaire formée par ces mêmes écailles; segments 3-6 à tache divisée en 2; dernier segment noir. Ailes h écaillure blanche et noire; une petite tache noire sur la 3'' nervure longitudinale, au point où elle rencontre les transverses. Pattes brunes, mouchetées de jaune et cerclées de même :
à la 1"= patte, le fémur près du sommet, le 1'' tarsien à la base et au milieu, les 2° et 3° à la base, les autres noirs; à la 2' patte, même disposition, avec annulation plus ou moins nette du 4' tarsien ; à la 3" patte, tous les tarsiens cerclés à la base. Formule unrjuéale : ?. ?— 0. 0— 0. 0.
Longueur. — 3'""'5.
Habitat. — Jamaïque.
Bibliographie. —Schrank, 1770, p. 97, 70; 1781, p. 482, 984. — Fabricius, 1787, 11, p. 363, 2; 1794, IV, p. 400, 2; 1803, p. 33, 4. — Olivier, 1791, p. 134, 2. — Gmelin, 1792, p. 2887, 8. — Meigen, 1804, p. 2, 1, p. 7, (/; 1818, I, p. 4, 2, pl. I, lig. 10; 1830, pl. I, fig. 1. — Latreille, 1809, p. 246. — Stephens, 1823, p. 432 ; 1829, p. 232. — Macquart, 1826, p. 216, 1 ; 1834, I, p. 33, 12. — Robineau-Desvoidy, 1827, p. 403, 10. — Zetterstedt, 1840, p. 806; 1830, IX, p. 3460, 8; 1833, Xll, p. 4836, 8. — Staeger, 1839, p. 334, 3. — Gimmerlhal. 1843, p. 287, 1. — Walker, 1848, p. 2; 1836 a, p. 246, 1, pl. XXX, tig. 3. — Schiner, 1864, 11, p. 626. — Rondani, 1872, p. 31, 11. — Van der Wu]p, 1877, p. 324, 1, pl. X. fig. 1. — Osten-Sacken, 1880, p. 18; 1886, I, p 5, 1. — Meinert, 1886, p. 376, pl. I, fig. 1-16. —
Fig. 206. — Griffes (x 146) et armature génitale, vue d'en haut (x 34), chez Ciilex anniilatiis, d'après Ficalbi.
Neuhaus, 1886, p. 1, 1. — Sanchez, 1893, p. 133. — Ficalbi, 1896, p. 229, 1, pl. 111, fig. 23; 1899, p. 187,8. — Bezzi et De Stefani-Perez, 1897. — Van der Wulp et Meijere, 1898, p. 23. — Giles, 1900 c, p. 203, 3; p. 282, 77 ; 1902, p. 391, 4, pl. XV, fig. 12, 13, 19, 22. — Polaillon, 1901, p. 74, 7. Theobaid, 1901 c, 1, p. 331, 3, pl. XV, fig. 38. — Ciarke, 1901. — R. Blanchard, 1902 b.
Synonymie. — Culex variegatus Schrank, 1781 (non Em. Blanchard, 1832; non Doleschall, 1838). — C. affinis Stephens, 1823.
Diagnose. — Brun foncé. Tète à écailles fusiformes grises parsemées; des poils brun doré en antéversion entre les yeux. Trompe de teinte plus foncée aux 2 extrémités, à écaillure ocracée. Palpex noirs, cerclés de blanc au niveau des articulations, ciaviformes, velus et plus long que la trompe chez le cT (fig. 73 a, 74 c) ; pourvus d'un 4' et dernier article subsphérique enchâssé dans le précédent, chez la 9- Thorax sans ornements blanchâtres à la face dorsale; écailles en serpette dorées éparses en avant. Flancs
Culex annulatus Schrank, 1776.
SOUS-FAMILLE DES CULICINAE
tachés de blanc. Abdomen : segments cerclés de blanc à la base, le 2' à écaillure blanche sur la ligne médiane. Face ventrale d'un blanc crème
Fig. 207. — Larve adulte de Culex annulatusi, vue d'en haut, d'après Meinert. — a, siphon respiratoire; h, éventail natatoire; c, papilles anales.
avec 3 ou 6 taches blanches sur les côtés. ArmnUire çiénitnle rf de forme caractéristique (tig. 206). Ailes à 4 taches sombres dues à des écailles accumulées ; 2 à la base des fourchettes, une autre au niveau des nervures transverses, la dernière à l'extrémité de la 2' nervure longitudinale. Pattes : fémurs pâles à la base et en dessous, cerclés de clair près du sommet, ainsi que les tibias. Tarsiens plus ou moins nettement annelés de blanc à la base, le 1" également au milieu. Formule unguéale : 2. l — 2.1—0.0 chez le cf ou même 3. 2—3. 2—0. 0, d'après Polaillon ; 0. 0—0. 0—0. 0 chez la Ç (fig. 206). Larve (fig. 100, 112-114, 207, 208) et nymphe (û g. 104, 123, '124) reconnaissables aux caractères ligurés ci-contre ou précédemment.
Longueur. — 9 à 13""" pour le cT, 10 à 14""" pour la 9. trompe comprise. C'est le plus grand des Culex européens.
Habitat. — Espèce très répandue. Elle est connnune dans toute l'Europe,
Fig. 208. — Extrcmitéd'une antenne de la larve adulte de Culex an- Hulaiiin, d'après Meinert
d'Italie en Scandinavie et de France en Russie; elle existe aussi dans les îles (Sardaigne, Sicile, Angletercc, Copenhague). On la rencontre également en Algérie, aux Indes (Punjab) et dans l'Amérique du nord, depuis l'Amérique centrale jusqu'au nord-ouest des Etats-Unis. En France, on la trouve par une altitude de 1300'" (Briançon), au Punjab par 1700'", au Mexique par 2700"' (Elat de Durango).
Obsiervotions. — Cet Insecte se tient ordinairement dans les maisons, les hangars, les latrines, etc. ; les deux sexes hivernent dans les celliers et les caves. Ficaibi assure qu'il n'attaque ni l'Homme, ni les animaux et ne se nourrit que de sucs végétaux. Grassi a fait piquer un paludique par un Moustique de cette espèce, mais sans pouvoir constater aucune niodilication de l'Hématozoaire. Le type de Culexaffinis Stephens est conservé à Oxford dans le Hope Muséum ; Theobald a pu s'assurer qu'il est identique à Culex annulatus Schrank.