A cinq articles. Eclat métallique
Aëdes.
Hœmagogus.
Theobald a pu étudier un nombre si considérable de Moustiques, provenant de tous les points du globe, que son livre marque un progrès décisif dans nos connaissances sur ces Insectes. Aussi n'hésité-je pas à jeter au panier, malgré tout le travail qu'ils m'ont coûté, les chapitres descriptifs qui devaient figurer en cette place, et ne puis-je mieux faire que de renvoyer à l'ouvrage de Theobald, pour tout ce qui concerne la partie systématique (1). Je ne donnerai donc pas ici une description détaillée de tous les Culicides actuelle ment connus, mais comme la connaissance de ces Diptères est désormais de la plus haute importance pour les médecins, notamment pour ceux qui vivent dans les pays chauds, je dois donner au moins une diagnose sommaire de la plupart des espèces.
Il peut paraître hors de propos d'entrer dans de tels détails, mais on n'ignore pas qu'un très grand nombre de ces Culicides jouent un rôle capital dans la propagation des maladies les plus redoutables : le médecin doit donc se familiariser avec leur étude. Il est actuellement démontré que les genres Anophèles, Pyretophorus, Stegomyia, Culex, Mansonia, etc., renierment un plus ou moins grand nombre d'espèces morbifères ; sans aucun doute, cette redoutable faculté de propager les maladies parasitaires n'appartient pas exclusivement aux seuls Moustiques chez lesquels on l'a reconnue ; et s'il a sufTi de quatre ou cinq années d'études et d'expériences pour établir des faits d'une si haute importance, que ne peut-on attendre d'un prochain avenir? Il est donc légitime de considérer comme dangereuse la grande majorité, sinon la totalité de ces Insectes ; aussi leur élude systématique ne saurait-elle être négligée.
(1) Il n'est pas inutile d'indiquer ici que Ttieobald appelle constamment nervure iious-coatule celle que, d'accord avec les auteurs, nous avons appelée auxiliaire. De même, il donne le nom de métatarse à l'article que les auteurs appellent premier article du tarse ; pour lui, les 1",2% 3' et 4" articles du tarse sont donc ceux qui, d'ordinaire, sont respectivement dénommés 2% 3% 4* et 5" articles. Dans plus d'un cas, nous conserverons cette t'^'-minologie, qu'il élait nécessaire d'expliquer.
SOUS-FAMILLE DES ANOPHELINAE
SOUS-FAMILLE DES ANOPHELINAE
Bibliographie. — Meigen, 1818, I, p. 10 ; édit. 2, 1851, I p. 8, II, pl. I, lig. 11-17. — Macquart, 1825, p. 162. — Robineau-Desvoidy, 1827, p. 410. — Latreille, 1829, p. 439. — Macquart, 1834, I, p. 32 ; 1838, I, p. 29. — Em. Blanchard, 1843, II, p. 454. — Walker, 1848, I, p. 9. — Schiner, 1864 b, p. 624. - Van der Wulp, 1877, p. 329. - Arribâlzaga, 1891, II, p. 134. - Ficalbi, 1896, p. 211 ; 1899, p. 123. - Giles, 1900 c, p. 139 ; 1902, p. 280. - Theobald, 1901 c, I, p. 115. - Austen, 1901, p. 334.
Synonymie. — Anophelina Theobald, 1901 ; Giles, 1902.
Diagnose. — La diagnose de cette sous-famille est celle de l'ancien genre Anophèles Meigen, dont elle n'est qu'un démembrement.
« Antennae porrectae, filiformes, i4-ariiculatae, maris plumosae, feminae pilosae. Palpi porrecti, quinquearticulati, longitudine prohoscidis. Proboscis porrecta, longitudine thoracis. Alae squamatae, incumbentes. » — Meigen, 1818.
Tête presque entièrement revêtue de grandes écailles en vis et d'un petit nombre d'écaillés, en serpette dans la région médiane et d'écaillés en bêche sur les côtés (tig. 148,5). De chaque côté, entre le clypéus et l'épistome, un orifice arrondi mène dans une sorte de tunnel à paroi chitineuse, qui s'étend jusqu'à la partie postérieure de la tête et donne insertion à des muscles allant aux antennes (1). Antennes conformées comme chez les Culicides en général ; leur article basilaire ou torulus est glabre, sauf chez quelques espèces {Myzornynchus pseudopidus). Trompe longue et droite. Palpes à 5 articles, à peu près aussi longs que la trompe dans les deux sexes (fig. 152), souvent annelés de blanc plus ou moins pur. Thorax ordinairement orné d'écaillés en faucille, mais chez quelques espèces les écailles sont fusiformas. Scutellum arrondi ou légèrement trilobé, avec écailles en serpette (fig. 148,5). Abdomen ordinairement dépourvu d'écaillés ou orné d'étroites écailles fusiformes {Cellia pharoensis, Nyssorhynchus Kochi, etc.), par conséquent généralement privé d'orne ments colorés- Ailes rarement immaculées (A. bifurcatus), ordinairement marquées de taches noires ou brunes, produites par l'accumulation dés écailles et atteignant parfois un développement considérable ; la disposition de ces taches est caractéristique. Ecailles des ailes longues et lancéolées ou étroites et fusiformes (fig. 149; 150, w). l«'e cellule submarginale et 2e postérieure longues. Pattes fréquemment ornées d'anneaux d'un blanc plus ou moins pur, aux tarses ; fémurs renflés dans quelques
(1) Des tunnels tout semblables existent chez Chironomus ; on ne les a pas signalés chez des Culicides autres que les Anophelinae.
espèces. Formule unquèale du : 0. 2— 0. 0-0. 0 et même 3 -0. 0- 0. 0; de la g : 0. 0-0. 0-0. 0(au moins pour les espèces où elle a été déterminée jusqu'à présent). La$ n'a qu'un seul réser-voir séminal (1). Régime phyto-
Fig. 150. — Caractères généraux des Anophelinae, d'après Theobald. — a, tête; b, prothorax ; c, mésothorax ; rf, scutellum ; e, métathorax ; /', abdomen ; w, écailles typiques de l'aile ; 1, Anophèles ; 2, Myzomyia ; 3, Cyclolepidopteron ; 4, Stethomyia : 5 , Pyretophorus ; 6, Nyssorhynchus ; 7, Myzorhynchus ; 8, Cellia.
phage pour le c?', hématophage pour la 2- Œufs pondus isolément ou par petits amas, non agglutinés en nacelle (lig. 127-129). Larve sans siphon respiratoire (fig. 132-133), se tenant horizontalement à la surface de l'eau (fig. 131), nageant à reculons ; elle se développe dans des eaux claires, peu profondes, envahies par une végétation plus ou moins active.
(1) Ce caractère peut n'être pas général ; il s'observe du moins chez les Anophelinae européens.
SOUS-FAMILLE UES ANOPUELINAE
Clé des Anophelinae européens, d'après Ficalbi.
Ailes 1, 2.