Theobaldinella nemorosa (Meigen
Bibliographie. — Meigen, 1804, p. 3, 2; p. 4, 5; 1818, p. 4, 3; p. 6, 8; 1830, VI, p. 241; 1830, Àbbild., pl. I, lig. o; 1838, VII, p. 1. — Macquart, 1826, p. 217, 3; 1834, p. 34, 5. — Robineau-Desvoidy, 1827, p. 406, 17; p. 409, 31. — Stephens, 1829. — Staeger, 1839, p. 553, 2. — Zetterstedt, 1840, p. 806, 2; 18.o0, IX, p. 3437, 3; 1835, XII, p. 4836, 3. — Gimmerthal, 1845, p. 288, 2. — Walker, 1848, p. 3, 7 et 8 ; 1836, p. 247, 3. — Schiner, 1864, p. 628, 8. — Rondani, 1872, p. 30, 3. — Van der Wulp, 1877, p. 327, 7. — Siebke, 1877, p. 192. 3. — iVleinert. 1886, p. 377, pl. I, fig. 17- 19. — Neuhaus, 1886, p. 1, 2. — Raschke, 1887 a. p. 18; 1887 b, p. 133, pl. V-VI. — ' Bezzi, 1892, p. 76, 375. — Strobl, 1893. — Ficalbi, 1896, p. 273, 32 ; p. 274, 33 ; p. 276, 37 ; p. 287, 51 ; 1896 a, p. 29 ; 1899, p. 177, 5, fig. 59-61. — Van der V^^ulp et Meijere, 1898, p. 24. — Noé, 1899, p. 259.
— Giles, 1900 c, p. 306, 104; p. 314, 119 ; p. 317, 121 ; p. 322, 128; p. 326, 133 ; p. 327, 134; 1902, p. 436, 81. - Theobald, 1901 c, II, p. 80, 89, pl. XXV, tig. 97 et 98; p. 335. — Polaillon, 1901, p. 71, 5. — R. Blanchard, 1902 b. — Neveu-Lemaire, 1902.
Synonymie. — Culex reptans Meigen, 1804 (an Linné, 1738 ? non de Villers, 1789; non Olivier, 1791; non Fabricius, 1794). — C. fasciatus Meigen, 1804 (non de Villers, 1789 ; non Fabricius, 1803; non Wiedemann, 1828). — C. nemorosus Meigen, 1818. — C. sylvaticus Meigen, 1818. — C. guttatus Curtis, 1829. — C. détritus Haliday, 1833. — C. sticticus Meigen, 1838. — C. p)-o«ocan.s Walker, 1848. — C. salium ¥\csAh\, 1896.
— C. stiticus Giles, 1900. — C. stricticus Theobald, 1901. — Theobaldia nemorosa Neveu-Lemaire, 1902.
Diagnose. — 9- Tête brune, à écailles ocracé doré, en bêche sur les côtés, en serpette sur une large zone médiane, avec des écailles en vis plus foncées. Yeux noirs, à reflets argentés, cerclés de clair. Antennes brunes : 1" article noirâtre à écaillure blanche, le 2' fauve à la base. Trompe légèrement incurvée en haut. Palpes noirâtres, avec de longues soies noires : 1" article échancré en son milieu, un 4' article sphérique (fig. 72 a, 77 b). Thorax noir pourpré, à écailles brun doré en faucille, un peu plus pâles sur les côtés, et d'abord plus étroites, puis plus larges, de manière à former une étroite ligne claire longitudinale; unetoutïede soies jaune d'or à la racine des ailes. Scutellum à larges écailles en serpette doré pâle, bordé de nombreuses soies de même teinte. Abdomen noir; segments ornés à la base d'un étroit cercle blanc, plus ou moins marqué, qui s'élargit sur les côtés sous forme de grandes taches triangulaires ; soies marginales claires et fines, quelques écailles claires au sommet du dernier segment. Ventre blanchâtre, avec 3 taches latérales plus ou moins nettes, yl //es- grandes, densément écailleuses, surtout sur les 3' et6''ner-
vures longitudinales. Frange brune, plus claire à la base. Fourchettes courtes, la postérieure plus brève et plus large que l'antérieure. Nervure transverse postérieure en dedans de la moyenne d'une distance égale à sa longueur; transverse surnuméraire environ moitié plus rapprochée de la moyenne. Pattes brunes ; fémur jaune pâle à la base et en dessous, brun au sommet ; une tache blanche au genou ; tibia de la 3' paire plus long que le 1" tarsien. Formule unguéale 1. 1 — 1. 1 — 1. 1 (fig. 230).
cf. Antennes brunes, à panache blond doré très touHu ; 1" article noir, les 2 derniers très longs et velus. Palpes plus longs que la trompe, claviformes et très velus sur les 2 derniers articles. Abdomen orné de poils très longs, surtout sur les côtés. Armature qénitale de forme caractéristique (fig. 2j0, a, b). Ailes : frange très claire, presque blanche (du moins sur les 3 types de Meigen); fourchette antérieure plus longue et beaucoup plus étroite que la postérieure, le sommet de cette dernière étant plus rapproché de la base de l'aile. Formule unguéale : 1.1 — 1.1 — 1.1, les griffes des 2 premières paires de pattes étant inégales (fig. 250).
Longueur. — 6 à 8'""' pour le cf , 7 à 9""" pour la 9-
Fig. 250. — Griffes (x 150) et armature génitale çf (x 34) de Theobaldinella nemorosa, var. salina, d'après Ficalbi. — a, face supérieure : l'appendice unciforme basai est représenté détaché et distendu ; h, face inférieure : les soies ont été omises.
Habitat. — Espèce répandue dans toute l'Europe; elle existe également au Canada (Nouvelle-Écosse), où "Walker l'avait déjà signalée sous le nom de Culex vrovocans.
Observations. — Cet Insecte habite les bois et les bosquets ; il pénètre rarement dans les maisons; je l'y ai trouvé à Séville, au centre môme de la ville. Il attaque l'Homme et les animaux en plein jour. Sa larve se trouve dans les mares, les étangs et les lacs ; elle a été décrite par Raschke (fig. 110, 111, 113-119). Dans les bas quartiers de Cagliari, Ficalbi l'a vue se développer dans les marais salants, ce qui le conduisit à admettre une espèce distincte, qu'il désigna sous le nom de Culex salinus ; mais il s'agit ici tout au plus d'une simple variété.
Th. nemorosa présente d'assez notables variations de taille et de coloration. Theobald admet 3 variétés :
1° var. satina Ficalbi. — Quart antérieur de l'abdomen moucheté de blanc, trois quarts postérieurs mouchetés d'écaillés noisette.
sous- FAMILLE DES CULICINAE
2° var. luteovittata Theobald. — Anneaux de l'abdomen jaunâtres, dilatés en leur milieu; tacbes latérales blanchâtres.
3° var. detrita Haliday. — De petite taille; mésothorax avec une zone triangulaire de très petites écailles en faucille à ses angles postérolatéraux.
Le Muséum de Paris possède les types de Culex nemoroms (3 cT) et de C. stictims (2 9); ils sont conformes à la description précédente.
Cette espèce ne semble pas transmettre le paludisme : Grassi n'a pas observé le développement sporogonique de l'Hématozoaire, chez un individu qui avait sucé le sang d'un paludique. En revanche, elle est capable de propager Hœmoproteus Danilenskyi et peut-être aussi Halteridhim. Danilevfikiji parmi les Oiseaux, en Europe.