‹ Les moustiques, histoire naturelle et médicaleChapitre 334 sur 414 · Aédes cinereus Meigen · texte numérisé non relu

Aédes cinereus Meigen

Bibliofjraphie. — Meigen, 1818, I, p. 13, 1; 1830, VI, p. 243, pl. LXV, fig. 1-3; 1830, Abbild., pl. III, fig. 1 et 2 ; 1838, VII, p. 2. - Robineau- Desvoidy, 1827, p. 411, I. — Macquart, 1834, I, p. 37, 1. — Staeger, 1839, II, p. 555. — Gimmerthal, 1845, p. 295. — "Walker, 1848, p. 9 ; 1856, III, p. 243, 1, pl. XXV, fig. 6.— Zetterstedt, 1850, IX, p. 3469, 1; 1852, XI, p. 4344, 1 ; 1860, XIV, p. 6496. 1. — Schiner, 1864, p. 630. — Ficalbi! 1896, p. 290, 1 et 2. — Van der Wulp et Meijere, 1898, p. 24. — Giles, 1900 c, p. 348, 3; p. 350, 5; p. 351, 6; 1902, p. 482, 5; p. 483, 6. - Theobald, 1901 c, II, p. 229, 2; p. 232, 5, pl. XXIV, fig. 96. — R. Blanchard, 1902 b. — Eysell, 1902 a et b.

Sjjnonnniie. — Aëdes obsmrus Meigen, 1830. — A. ni fus Gimmerthal,

Diagnose. — 9 (fig- 251, B). De teinte rouille brillante. Tète brun grisâtre foncé ; écailles en bêche jaune crème, entremêlées d'écaillés en vis noirâtres; soies frontales brun clair, entremêlées d'écaillés en serpette. Cljjpêus très développé, saillant, portant des poils fins très serrés et, de chaque côté, une fente verticale profonde. Yeux noirs, à reflets verdâtres, échancrés en dedans et protégés par quelques longues soies infléchies en dedans. Antennes à 14 articles, portant chacun à sa base un verticille de

SOUS-FAMILLE DES AEDEINAE

6 longues soies. Trompe gris brun, noirâtre dans son dernier tiers, ornée de fortes soies à la face inférieure de sa racine. Thorax roux, très renflé, à écaillure brun clair, d'aspect laineux. Divers groupes de soies : d'abord

une ligne courbe au bord aaté-

Fig. 231. — Aëdes cinereus, d'après EyselP A, mâle; B, femelle.

une rangée falciforine située plus en arrière et en dehors; enfin, une rangée de chaque côté, sur la moitié postérieure du bord externe. Scutellum avec 8 soies sur un rang au lobe moyen et 9 à 12 soies sur 3 rangs à chaque lobe latéral. Abdomen brun foncé, avec 3 réservoirs séminaux dans le dernier segment. Ailes hyalines, débordant le corps en arrière ; écailles brun foncé, très denses. Nervures transverses nues, la moyenne et la surnuméraire unies à angle obtus, la postérieure plus près de la base de l'aile que la moyenne. Pâlîtes longues, densément écailleuses, avec de nombreuses épines. Formule unquéale : 1.1— 1.1 — 1.1.

(f (fig. 251, A). Gris cendré foncé. Antennes à 15 articles, les 2 derniers chacun environ 5 fois plus longs que les précédents, le dernier imparfaitement dédoublé par un sillon transverse. Abdomen noir.

Armature génitale de forme caractéristique (fig. Formule unguéale : 1.0 — 1.0-

Longueur. — 6"".

Fig. 232. — Armature génitale cf d' Aëdes cinereus, d'après Eysell.

Habitat. — Europe (France, Italie, Autriche, Russie, Allemagne, Scandinavie, Hollande, Angleterre). Signalé à Hambourg comme très fréquent; partout ailleurs, indiqué comme très rare. Vu en Italie par Rondani, mais retrouvé ni par Ficalbi ni par Grassi.

Observations. — La 9 ressemble beaucoup à celle de C^ilex pipiens, ce qui a dû prêter souvent à confusion ; pourtant sa couleur rouille brillante permet de la reconnaître de loin, pendant le vol. Sur un mur vertical, l'Insecte prend une position qui rappelle celle des Culex (fig. 9.*5, R).

Eysell a observé la ponte. Posée à la surface de l'eau, la 9 exécute avec son abdomen des mouvements vermiformes et latéraux, palpant çà et là avec sa vulve. L'œuf, de forme ovoïde, se montre d'abord par son extrémité elTilée; l'extrémité obtuse présente un flotteur, grâce auquel elle reste hors de l'eau. Les œufs plongent donc verticalement dans l'eau ; ils sont pondus isolément, ou réunis par 5 à 7, mais non agglutinés ; parfois cepend^it, ils s'agglutinent par leur face latérale, de manière à former de petites rangées falciformes. Chaque ponte comprend '60 à 70 œufs.

Le type de l'espèce se trouve au Muséum de F'aris; il y est représenté par un cf et deux 9, étiquetés Aëdes cinereus, et par un cf étiqueté Aëdes obscurus ; tous sont d'Allemagne.

Gimmerthal a décrit de Russie (Oural, Volga), sous le nom d' Aëdes rufus, une prétendue espèce nouvelle qui doit être identifiée avec celle-ci, bien plutôt qu'avec A. obscurus, contrairement à l'opinion de Giles.

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