‹ Les moustiques, histoire naturelle et médicaleChapitre 65 sur 414 · Myzorhynchus sinensis (Wiedemann · texte numérisé non relu

Myzorhynchus sinensis (Wiedemann

Bibliographie. — Wiedemann, 1828, p. 547. — Giles, 1900 c, p. 1(50, 14; 1902, p. 30j, IG, pl. Vlll, lig. 9 a-c, pl. IX. fig. lia. — Donitz, 1901, p. 37, 3. — Young, 1901. — Thomson, 1901 a. — Theobald, 1901 c, 1, p. 137, 7, pl. XXXVIl, fig. 146 et pl. A ; II, p. 307 ; 1902 a, p. 372.

Synonymie. — Anophèles sinensis Wiedemann, 1828. — A. plumiger Dfjnitz, 1901 (partim).

Description. — Q. Brunâtre. Tète noirâtre tachetée de gris en arrière, avec des écailles blanches en avant. Antennes brunes avec d'étroits anneaux clairs à l'extrémité proximale des articles ; article basilaire testacé ; des écailles blanches sur les 1'" articles. Trompe noire. Palpes plus courts que la trompe, densément couverts de longues écailles brun foncé ou noires ; 2 anneaux blancs à l'extrémité des 3' et 4' articles ; sommet blanc. Thorax gris ardoise avec des stries longitudinales brun pourpré, marqué de nombreuses petites taches foncées, orné plus ou moins d'étroites écailles d'un doré pâle. Flancs bruns et gris d'argent. Sculellum d'un ocracé pâle fade ou gris, avec le centre d'un brun pourpré foncé. Metanotum d'un brun pourpré tirant sur le noir. Abdomen noir brunâtre ou testacé, couvert de longs poils dorés. Ailes à Costa couverte d'écaillés brun foncé ou noires, interrompues par 2 taches assez grandes, blanc jaunâtre, s'élendant jusqu'à la 1" nervure longitudinale et siégeant, l'une près du sommet de l'aile, l'autre au point où la nervure auxiliaire vient se terminer sur la costale. Nervures couvertes d'écaillés brun clair, brun sombre ou crème (fig. 170, d). Les écailles brun sombre forment des taches à la base des deux fourchettes, à la terminaison des nervures sur le bord alaire, à la base de la 2' et de la 3' longitudinale ; il existe aussi 3 taches plus ou moins nettes sur la branche antérieure de la 3% une autre près de sa base et quelques autres sur la partie terminale de sa branche postérieure, enfin 2 taches sur la 6'. Les nervures auxiliaire et 1" longitudinale n'ont que des écailles brunes, sauf là où les taches jaunes de la costale viennent les atteindre. Frange

SOUS-FAMILLE DES ANOPHELINAE

d'un noir violacé foncé, sauf en 2 points : une tache jaune au sommet, une autre tache claire au point où la branche postérieure de la 5° longitudinale atteint le bord. Écailles marginales d'un jaune pâle à la lumière réfléchie (fig. 170, h). Fourchettes à peu près d'égale longueur, la postérieure étant la plus rapprochée de la base de l'aile. Nervures transverses très rapprochées les unes des autres : la postérieure écartée de la moyenne d'une distance un peu inférieure à la moitié de sa longueur ; transverse moyenne un peu plus près de la base de l'aile que la surnuméraire ; postérieure un peu plus longue que les 2 autres.

Base de la fourchette antérieure à quelque distance de l'union de la nervure auxiliaire avec la costale. Balanciers à pédoncule pâle et à bouton foncé. Pattes testacées, couvertes d'écaillés brunes en dessus, jaunâtre foncé en dessous. Aux 2 paires de pattes antérieures, tibias et 3 premiers articles du tarse ornés à leur extrémité distale d'anneaux pâles qui empiètent parfois sur l'extrémité proximale de l'article suivant ; ces anneaux manquent ou sont peu visibles sur les 2 derniers articles. Aux pattes postérieures, le 1" article du tarse est plus long que le tibia, le 2' a environ la moitié de la longueur du 1". Longueur. — ; trompe 2""°5.

Habitat. — Chine (Fou-tchou, Hongkong), Formose ; s'étend jusqu'à Malacca, Java, Sumatra.

Observations. — Autour de Myzorhynchus sinrnsis pris pour type, Theobald groupe plusieurs autres formes qui, d'après lui, en seraient de simples sous-espèces. Tels sont : Anophèles pictus Lœw, A. pseudopictus Grassi, A. vanus Walker, A. nigerrimus Giles et A. sinensis indiens Theobald (1). Les trois premiers peuvent sans inconvénient être maintenus comme espèces distinctes, d'autant plus qu'ils présentent des caractères différentiels très nets ; les deux derniers sont des variétés ou sous-espèces de HJ. vanus, à la suite duquel ils seront décrits.

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