‹ Les moustiques, histoire naturelle et médicaleChapitre 70 sur 414 · Myzorhynchus paludis (Theobald · texte numérisé non relu

Myzorhynchus paludis (Theobald

Bibliographie. — Theobald, 1900, p. 73; 1901 c, I, p. 128, 2. — Giles, 1902, p. 295, 4, pl. VIII, Hg. 3 a-b.

Synonymie. — Anophèles paludis Theobald, 1900.

Detcription. — Q. Tète d'un brun foncé avec quelques écailles blanches en serpette en avant, des écailles blanches en vis sur la partie moyenne et d'autres noires en vis sur les côtés, une touffe de poils jaunâtres se projetant en avant. Antennes d'un brun foncé tirant sur le noir, article basai foncé, le tout couvert d'une pubescence blanche ; verticilles d'un brun foncé, les 3 ou 4 premiers articles avec quelques écailles blanches. Trompe couverte d'écaillés noires, testacée au sommet. Palpes k écailles noires très denses, tachetés de blanc chez le cf; 3 étroits anneaux blancs chez la Q, à peine marqués chez le cf. Thorax brun avec un tomentum grisâtre, orné suivant sa longueur de lignes plus sombres et d'écailles en faucille jaunâtres, éparses. Scutellum brun avec une teinte pourprée, bordé de soies d'un brun marron. Mètanotum d'un brun profond. Pleurae d'un brun foncé avec quelques reflets pâles. Abdomen d'un bleu d'acier profond, avec quelques petites marques irrégulières d'un ocracé profond, sous certaines incidences, couvert de poils d'un brun foncé, qui semblent noirs sous certains jours. Ailes très semblables à celles de M. sinensis, à écailles noires et jaune crème. Costa noire, avec 2 petites taches jaunes, l'une près du sommet, l'autre environ au tiers de la longueur à partir du sommet : l'apicale s'étend sur la 1" longitudinale et sur la fourche supé-

SOUS-FAMILLE DES ANOPHELINAE

rieure de la 2°; l'autre ne s'étend que jusqu'à la 1" Il y a aussi une tache jaune plus près de la base, sur cette même nervure, mais elle n'atteint pas la Costa. Frange foncée, sauf une tache jaune à la terminaison de la branche inférieure de la 3= longitudinale. Nervures transverses à disposition caractéristique (fig. 174, b). Pattes d'un ocracé foncé, à écailles d'un brun sombre, tachetées de blanc chez le cf. Les deux 1'" articles du tarse des 1" et 2' pattes avec une étroite bande apicale jaunâtre; 1" tarsien de la 3' patte très long et mince, l'extrémité distale du 2° et la totalité des 3 articles suivants d'un blanc pur. Dans les 1" et 2" pattes, les derniers tarsiens sont légèrement plus pâles que le reste des pattes, d'une teinte quelque peu ocracée sous certaines incidences.

Longueur. — 5""" à 3°""5.

Habitat. — Katunga (Sierra Leone), janvier.

Observations. — Ressemble étroitement à M. sinensis par ses ailes, mais en diffère par les tarses blancs de la 3« patte. Ressemble à Nijssorhynchus albimanus par ce dernier caractère, mais s'en distingue par ses ailes. Espèce établie d'après 3 exemplaires : bien que capturés à 400°" environ de toute habitation humaine, 2 d'entre eux avaient des sporozoltes dans les glandes salivaires. Elle est capable de propager le paludisme.

. 9. — Myzorhynchus mauritianus (Daruty et d'Emmerez, 1900).

Bibliographie. — Daruty de Grandpré, 1900, p. 4. — Daruty de Grandpré et d'Emmerez de Charmoy, 1900, p. 8. — Theobald, 1901 c, I, p. 129, pl. H, fig. 3. - Giles, 1902, p. 296, 3, pl. VIII, fig. 4.

Synonymie. — Anophèles mauritianus Daruty et d'Emmerez, 1900. — A. paludis var. similis Theobald, 1901.

Description. — D'un brun uniforme. Tête tirant sur le noir ; des écailles blanches en serpette sur le front ; des poils blancs en antéversion et des écailles blanches en vis sur le vertex. ïeux noirs avec un étroit cercle argenté. Antennes d'un brun sombre à pubescence blanche, à verticilles bruns ; écailles blanches sur les 1"' articles. Trompe noire, densément écailleuse à sa base, parfois légèrement testacée à sa pointe. Paipes densément couverts d'écaillés noires, avec 2, 3, ou 4 anneaux distaux d'écaillés blanches ou jaunâtres, ordinairement de cette même teinte à l'extrémité. Thorax à reflets gris, orné de lignes longitudinales sombres et parsemé d'ccailles en faucille crème ou jaunâtres. Scutellum plus clair sur les côtés, bordé de soies allant du brun marron au brun foncé. Sur les flancs, quelques zones grisâtres. Abdomen d'un noir profond, d'une teinte légèrement ocracée en certains endroits où s'implantent des poils brun doré. Ailes semblables à celles de M. paludis. mais à frange toute noire ; tout au plus voit-on une tache claire au niveau de la 2" cellule postérieure. Celle-ci plus courte et un peu plus large que la 1" submarginale. Nervure trausverse moyenne courte, un peu plus près de la base de l'aile que la surnuméraire ; postérieure aussi longue que celle-ci, écartée de la moyenne d'une distance un peu supérieure à la (noitié de sa longueur. Pattes

ocracées, à écailles brun fonce ; articles du tarse des 1" et 2' pattes aiiuelés de blanc à leur sonnnet ; à la '.V patte, 1" tarsien annolé de blanc à son sommet et à sa base; les 2 derniers tout blancs, ainsi que la plus grande partie du 2' et le sommet du 1". Formule unguèale du cf : 0.1 — 0.0 — 0.0. Longueur. — 5""° à 5°""5.

Habitat. — Ile Maurice, Masbonaland, Afrique centrale, Côte d'Or.

Obseriations. — Theobald considère cet Insecte comme une simple variété de M. paludis. Il y a pourtant des difïérences, notamment quant aux anneaux des tarses et à la frange alaire. A Maurice, cette espèce se tient de préférence dans les localités élevées ; elle est très rare sur la côte, où sévit le paludisme, et ne joue apparemment qu'un rôle secondaire dans la transmission de cette maladie ; d'une façon absolue, elle est moins connnune que Pjiretophorus costalis. qui abonde à la côte.

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