Cellia Bigoti (Theobald
Bibliographie. — Theobald, 1901 c, 1, p. 135, 6, lig. — Giles, 1902, p. 294, 1, pl. VIII, fig. 5.
Sunonymie. — Anophèles Bigotii Theobald, 1901. — À. punctipennis ■ Bigot, ms., non A. punctipennis (Say, 1823).
Description. — 9. Brun noir. Tête à écailles blanches en serpette, en bêche sur les côtés. Antennes ornées d'écaillés blanches sur les 7 premiers articles, le 2" long comme 2 des suivants. Trompe mince. Palpes
Fig. 183. — Aile de Cellia Bigoti, d'après Theobald. L'espace occupe par les écailles claires a été laissé en blanc.
densément écailleux à la base, cerclés de blanc au sommet de chaque article. Thorax avec 6 lignes longitudinales d'écaillés blanches et plates, les 2 submédianes très rapprochées, les 2 externes sur les côtés. Flancs bruns à écaillure blanche. Abdomen noir d'acier, assez densément couvert d'écaillés plates, jaunes en dessus, blanches à la face ventrale. Ailes à structure caractéristique (tîg. 183). Pattes brun clair, annelées. A la l«''e paire, les 3 premiers tarsiens largement cerclés de blanc au sommet, le 4'' noir, le 5' blanc. A la 3" paire, le fémur a le sommet noir et présente au dessous un cercle clair imparfait; sommet du tibia un peu renflé et très noir ; les 2 premiers tarsiens annelés de blanc au sommet, le une fois et demie aussi long que le tibia ; les 3 derniers d'un blanc pur.
Longueur. — 6°"".
Habitat. — Chili.
Observation. — Cette belle espèce se distingue de toutes les autres à pattes blanches par les écailles plates et les dessins de son thorax.
SOUS-FAMILLE DES MEGARHININAE
liibliographie. — Robineau-Desvoidy, 1827, p. 412. — Latreille in Cuvier, 1829, V, p. 439. - Macquart. 1838, I, p. 32, 2, pl. I, fig. 1. - Walker, 1848, p. 1. — Skuse, 1889, p. 1720. - F.-L. Arribâlzaga, 1891, I, p. 37,^ ; II, p. 133, pl. Il, fig. 1. — Howard, 1900, p. 47. - Giles, 1900 c, p. 119; 1902, p. 265. — Theobald. 1901 c, I, p. 213; II, p. 3ol. Synonymie. — Megarhinina Theobald, 1901 ; Giles, 1902. Diagnose. — La diagnose de cette sous-famille est celle de l'ancien genre Meyarhlnus. dont elle n'est qu'un démembrement.
« Proboscis elonqata, apice incurm. Palpi labiales proboscide breviores ; primo articulo crassiore, secundo breciore, tribus reUquis cylindricis. Alae omnino parallelae ». — Robineau-Desvoidy, 1827.
« Genus insigne, abdomen apicem versus ampliatum, proboscis uncinata, palpi maxillares squamati , in ut roque sexu proboscide longiores sursum versus in curri a seqiientibus salis discedens. Antennae maris articulo 4° crassimculo, elongato modice lanuginoso, 2-1 1 brefissimis leviter obconicis
dense longeque plumosis, ultim is driobus tenuibus, cylindricis elongatisque, breviter plumoso-pubescentibus. feniinae tenues parce at longe rerticillatim pilosae. Palpi maxillares in utroque sexu longitiidine proboscidis tel longiores, squamati parcissime brevissimeque sefosi, apicem versus sursum rersus incurci, articulo /" minuta, 2-4 crassiusculis , elongatoobconicis vel subcylindricis ultinio s. ii° longissimo, prœcedentibus distincte angustiore, apicem versus attenuato apice aculo.
Proboscis tenuis, elongata, apicem versus magis attenuata apice acutissimu, deorsuni incurra s. uncinata. Alae cellula f submarginalis parva, 2" postica optiinr minore; nerimlis mediis transcersis adsunt. Pedes longis.simi dense squamati, parce setulosi; unguiciilis tarsorum in pedibus omnibus muticis, minutis, inermibus (9) vel in paribus anticis et mediis ungula interna externa multo minore modice arcuata, inermis alteraque externa sat magna'infra pone médium dente acuto prsedita at in paribus posticis imgues minuti et mutici (cf). Abdomen subplaniusculum basin versus angustatum, apicem versus sat dilatatum et depressiusculum sed haiid clavatum, utrinque ante apicem dense fasciculato-ciliatum. » — F. L. Arribâlzaga, 1891 (fig. 184).
Fi}?. 184. — Organisation du genre Mega rhinus, d'après Arribâlzaga.
SOUS-FAMILLE DES MEGARHIl\mAE
Grands et beaux Insectes, doués ordinairement de couleurs métalliques brillantes. TèU couverte uniquement d'écaillés plates imbriquées (iig. 148, 4). Antennes densément écailleuses sur le 2^ article qui est épaissi et, chez le cf, toujours très allongé (fig. 184, a; 185). Trompe longue, infléchie en bas, souvent un peu plus longue chez le cf (fig. 184, a). Palpes effilés vers l'extrémité et infléchis en haut; ceux du cf souvent un peu plus longs que la trompe, formés de 5 articles, dont le 1" très court; ceux de la 9 varient suivant lés genres : ils sont courts et formés de 3 articles {Toxorhynchites) ou plus longs, même au point d'atteindre la longueur de la trompe, et formés de 5 articles (Megarhinus). Thorax couvert de petites écailles fusiformes courtes, plus larges sur les côtés. Scutellum à écailles en bêche (fig. 148, 4). Abdomen couvert d'écaillés plates et denses ; les derniers segments (ordinairement les 3 derniers) sont ornés latéralement, chez le cf, d'une houppe de poils denses, souvent de teinte brillante. Ailes à écailles larges, peu denses, celles du bord costal pourvues souvent d'un éclat métallique. Fourchettes très courtes, surtout l'antérieure; leurs troncs sont très longs (fig. 144, 1). Nervure transverse surnuméraire plus rapprochée
du sommet de l'aile que la moyenne, d'une distance souvent égale à 6 fois sa longueur ; transverses moyenne et postérieure sur une même ligne ou formant entre elles un angle. Pattes : griffes inégales et dentées aux 2 premières paires, égales et simples à la 3° chez le cf ; partout égales et simples chez la 9- Larve capable de faire subir à sa tête une demi-rotation sur elle-même, comme celle des Anophelinae ; elle possède un siphon respiratoire, comme celle des Culicinae; les papilles anales ne sont pas apparentes.
Fig. 185. — Premiers articles de l'antenne chez les Megarhininae, d'après Theobald. — a, Megarhinus separatus; b, Toxorhynchites immisericors ; c, M. inornatus; d, M. pnrtoricensis; e, f, M. ferox; g, M. purpureus.
Insectes parés de vives couleurs aux reflets soyeux ou métalliques. Ils habitent les forêts tropicales et se montrent rarement dans les maisons. Ils n'ont donc qu'exceptionnellement l'occasion de s'attaquer à l'Homme ; on en a conclu, mais à tort, qu'ils ne piquaient pas. Leur importance médicale est restreinte, ce qui nous autorise à les étudier rapidement.
On connaît actuellement 17 espèces réparties entre les 2 genres Megarhinus et Toxorhynchites. En outre de ces 17 espèces bien caractérisées, il en est encore quelques autres insuffisamment connues. Van der Wulp (1) signale à l'île San Miguel, dans le golfe de Panama, un Insecte dont le 4' tarsien postérieur est blanc, sauf au sommet (1886). Williston décrit sous le nom de Megarhinus grandiosus un Insecte qui, d'après Coquillett, devrait rentrer dans le genre Toxorhynchites.