L'ARSENAL DE LA MÉCANOTHÉRAPIE
moyen de l'appareil Ces deux derniers appareils
se déplacent aussi de haut en bas et de bas en haut à la volonté du patient, qui les dirige lui-même au moyen d'une tige courbe munie d'une poignée.
Le massage par pétrissage est représenté par l'appareil où une série de cinq roulettes en bois se relèvent et s'abaissent l'une après l'autre au centre d'une banquette où le patient doit se courber à plat ventre, en présentant aux roulettes la région épigastrique et la partie médiane de l'abdomen. Quand l'appareil est en marche, il se produit un double mouvement : en même temps que les roulettes s'abaissent et s'élèvent alternativement pour venir « pétrir » la région en contact avec elles, le cadre sur lequel le malade est couché subit un va-et-vient régulier, grâce auquel la surface abdominale est promenée de l'épigastre à l'hypogastre sur les roulettes qui la « pétrissent ».
Les appareils de massage par friction sont étiquetés sous la lettre J. Il y en a six (J^ J', J', i\ J% J'). Le est pour le massage des bras. Il consiste dans un assemblage de deux courroies verticales dont la surface présente des reliefs réguliers et qui sont mues d'un mouvement de va-et-vient de sens inverse, l'une montant pendant que l'autre descend. Le patient place son bras entre les deux et l'y pousse horizontalement du poignet à l'épaule, puis le retire de l'épaule au poignet et l'y pousse de nouveau. Ainsi de suite, en soutenant la main à l'aide d'une barre horizontale mobile qui en suit tous les mouvements.
Le J% conçu dans le même esprit, sert au frottement des doigts.
Le sert au frottement des jambes. Là les courroies verticales sont remplacées par deux lames horizontales garnies de saillies régulières et qui s'écartent en faisant ressort pour permettre au patient de placer la jambe entre elles. Quand l'appareil est en marche, les deux lames subissent un mouve-
l:«:s moyens d'action
ment de va-et-vient horizontal qui produit le frottement, et une manivelle placée à portée de la main permet de faire monter et descendre le système tout le long du membre inférieur, le patient restant debout.
Le J\ qui produit la friction de la plante des pieds, consiste en un gros cylindre dont la surface est sillonnée de saillies régulièrement disposées dans un sens parallèle à l'axe
Le J'' est une sorte de chaise longue dont le cadre est percé d'une ouverture pour que le dos du patient repose sur un système de roues capitonnées. Quand on se couche sur l'appareil et que celui-ci est en marche, la chaise longue, qui est placée sur des rails, se déplace suivant un mouvement de va-et-vient, grâce auquel tous les points de la région lombodorsale sont successivement soumis au frottement de la roue capitonnée.
L'appareil J*^ (voir fig. 22, p. 187) est destiné au massage
FiG. 0. — Massago par « tapotement ».
do rotation. Quand le cylindre tourne, les pieds du patient sont appliqués par leur face plantaire sur la surface de Tappareil, l'axe du pied étant perpendiculaire à la direction des sillons. Ce massage est très utile dans tous les troubles de la circulation périphérique, quand il faut augmenter l'activité du cours du sang aux membres inférieurs.
L'ARSENAL DK LA iMÉCANOTIlKr.AlMJ:
par friction circulaire de fabdomen. Il consiste en deux pelotes accouplées qui décrivent un cercle dont chacune occupe l'extrémité diamétrale. Cet appareil, dont nous donnons la figure et la description à la page 186, produit un véritable massage de l'abdomen, suivant la forme la plus usuelle employée par les masseurs qui se servent de la main.
Dans les appareils à frictions J\ J-, J-^ et ,1', on peut graduer l'intensité des frottements au moyen d'un contrepoids qui augmente à volonté le degré d'énergie des pressions exercées par les surfaces de frottement. Pour le et le J'\ l'intensité des frictions est d'autant plus grande qu'on en rapproche davantage les parties du corps intéressées ; pour obtenir un effet plus atténué, il suffit de s'éloigner en proportion.
Appareils d'Orthopédie.
Ce sont des appareils destinés à la correction des déviations vertébrales. Il y en a trois classes : 1° appareils à redressement statique; 5° appareils à redressement actif; 3" appareils de contrôle ou de mensuration,
Nous reviendrons avec détails sur la forme, la destination et le mode d'emploi de ces appareils, au chapitre des Déviations de la taille. Ici nous allons nous borner à en faire l'énumération avec l'indication sommaire de leur principe.
Appareils à redressement statique. — Ils sont tous basés sur l'effet correctif que produisent certaines attitudes chez les sujets atteints de déviation de la colonne vertébrale. En principe, la tendance de ces appareils est d'utiliser le poids du corps ou de certaines parties du corps pour provoquer temporairement des déformations inverses de celles que présente le sujet. Si, par exemple, il s'agit de combattre une scoliose dorsale à convexité droite, le patient sera installé sur un appareil approprié dans une attitude telle que non
38 LES )IOYENS D'ACTION
seulement la courbure vertébrale soit redressée, mais encore qu'une courbure à convexité gauche soit provoquée et maintenue pendant tout le temps que dure l'application de l'appareil.
Le catalogue de Zander contient cinq appareils de correction passive ou slatique. Ils sont tous désignés par la
FiG. 10. — Appareil pour la correction « statique » des scolioses à double courbure.
lettre K, qui indique la série, et suivie d'un numéro qui correspond à chaque appareil particulier (K^ Iv", K^, K").
Appareils à redressement actif. — Ces appareils ont pour objectif de provoquer des efforts dans les muscles qui peuvent opérer la correction de la déviation; c'est-à-dire, en pratique, dans les groupes musculaires du côté correspondant à la convexité de la courbure pathologique. On obtient, en exerçant ces muscles, un double résultat : d'une part, on mobilise les articulations dans le sens du redressement cherché; d'autre part, on augmente l'énergie des groupes musculaires