CHAPITRE IV
AMPHOTONIE
Les deux grands syndromes que nous venons de décrire s'observent incontestablement en clinique. Tous les auteurs en ont relaté des exemples dont la symptomatologie est à peu près complète. Mais il n'est pas douteux que la plupart des déséquilibres neuro-végétatifs habituellement rencontrés s'intègrent difficilement dans les cadres schématiques précédemment tracés. Chez beaucoup de sujets, on voit se succéder ou s’intriquer des manifestations qui semblent appartenir, les unes à l’excitation parasympathique, et les autres à l’hypertonie ortho-sympathique. Ces états sont catalogués dystonies végétatives (Sicard), amphotonies (Danielopolu), neurotonies (Guillaume). Nous adopterons le terme d’amphotonie comme plus clair éthymologiquement.
On y distingue (Guillaume) des formes intriquées et des formes alternantes.
1° FORMES INTRIQUÉES. — Il n’y à pas de systématisation possible. On est en présence d’un état protéiforme d’instabilité neuro-végétative dans tous les domaines organiques.
Au point de vue appareil digestif, anorexie et boulimie, constipation et diarrhée, fringales et digestions pénibles se succèdent.
Le cœur est tantôt accéléré, tantôt ralenti. La tension artérielle varie d’un jour à l’autre. L’instabilité vaso-motrice et sécrétoire se traduit cliniquement par des alternatives de rougeur et de pâleur de la face, de sécheresse de la bouche et de sialorrhée, d'hypothermie et d'hyperthermie. Polla-