CHAPITRE PREMIER
L’exploration des syndromes vago-sympathiques, en vue du diagnostic, comporte actuellement des épreuves de deux ordres. Les unes se proposent l'étude de l’appareil végétatif dans sa partie viscérale et constituent des méthodes d’ordre général. Les autres sont utilisées dans certains syndromes locaux et visent à l’exploration du sympathique au point de vue topographique. Nous ne passerons en revue que celles de la première catégorie, qui seules nous intéressent.
Les épreuves d'exploration globale du système végétatif sont elles-mêmes de deux sortes : les épreuves d'ordre pharmacologique et les épreuves d'ordre physiologique. Les premières ont pour but d'explorer le système vago-sympathique en étudiant l’action, sur l’organisme, de substances pharmacologiques de nature variable. Ces substances seront soit des alcaloïdes, soit des substances chimiques définies, soit des produits élaborés dans l'organisme. Au contraire, l’autre catégorie d'épreuves utilise les effets de certaiñes mañnœuvres
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physiologiques, mettant en œuvre des réflexes plus ou moins complexes. Ce sont, par exemple, la compression oculaire où la compression du sinus carotidien.
Avant d'aborder l’étude détaillée des différents tests, il faut remarquer que, du fait de la complexité du système végétatif, l'interprétation exacte des résultats obtenus prête
la discussion. Les conceptions physiologiques et physiopathologiques sont légion et présentent entre elles de grosses différences. Si on interprète une seule épreuve en par- tant d’un point de vue absolu, le résultat ne sera qu'un cas d'espèce, sans valeur au point de vue pratique.
Quelles sont donc les conditions que nous devons demander pour accorder une certaine valeur à une épreuve donnée?
1° Elle devra être d’une technique âbordable, simple, ne comportant pas de manœuvre trop longue, trop compliquée, risquant de produire chez le malade un état émotionnel qui faussera les résultats ou en rendra l'interprétation délicate;
2° On devra pouvoir la pratiquer au lit du malade le cas échéant, sans appareillage encombrant;
3° Elle devra mettre en jeu un seul organe ou un seul réflexe, dont le rôle sera purement passif, ne servant qu'à révéler la modification apportée dans l'organisme;
4° Les résultats seront tels qu'ils puissent être chiffrés ou enregistrés avec une intervention minime de la part de l’observateur, intervention automatique, ne comportant pas d’interprétation qui introduirait un facteur d'erreur:
5° Par suite, l'épreuve pourra être pratiquée par tout médecin qui se placera dans des conditions standard qui doivent être bien précisées;
* Enfin, il ne faut pas oublier qu'il s’agit de physiologie. Un seul chiffre, qui ne renseigne que pour un ifstant arbitrairement choisi, aura moins de valeur qu'une courbe montrant l’évolution du phénomène pendant toute la durée de l'expérience.
L'exploration du fonctionnement végétatil est pratiquée
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suivant diverses méthodes. Nous allons les passer en revue. Héssonte
L — EPREUVES PHARMACODYNAMIQUES
Par injection, ingestion ou inhalation de :
4° Chlorhydrate et nitrate de pilocarpine; 2° Salicylate neutre d'ésérine; 3° Sulfate d'atropine; 4° Chlorhydrate d'adrénaline; 5° Nitrite d'amyle; Calcium; | Extrait de thyroïde; 8° Extrait de lobe postérieur d'hypophyse; 9° Extrait de pancréas.