SE RUE
dant au moins une demi-heure. On lui expliquera qu'il va recevoir une piqûre parfaitement inoffensivé, et, comme on le lui a déjà fait, on lui appuiera sur les yeux à plusieurs reprises. Ce petit discours, qu'il est toujours prudent de faire, sera fait avec d'autant plus de soin que le ou la malade paraîtra plus impressionnable, en particulier dans les cas de maladie de Basedow.
À l'entourage, on recommandera d'éviter tout geste, tout bruit, toute parole susceptible d'attirer l'attention du sujet avant et pendant l'épreuve.
TECHNIQUE. — Après avoir mis à portée de la main tout ce dont on peut avoir besoin, et noté l'heure exacte :
1° Prise du pouls pendant 30 secondes. Le noter aussitôt.
2° Recherche du réflexe oculo-cardiaque. Nous nous placons à côté du sujet et lui disons de regarder le pied du lit et fermer les yeux sans les changer de position. Compression douce, puis plus forte et régulière, pendant 30 secondes, en prenant bien soin d'exercer la pression sur la cornée (d’où la précaution de faire regarder dans une direction donnée) et suivant l’axe de l'œil. Après 10 secondes — qui nous ont paru le temps perdu le plus habituellement rencontré — nous reprenons le pouls pendant 30 secondes et notons Ia différence avec le pouls primitif.
3° Cinq minutes après la prise du pouls, pratiquer l’in- | jection sous-cutanée de génésérine, à la cuisse ou à l’abdomen.
4° À partir de ce moment, toutes les 5 minutes, noter le pouls et sa variation par le réflexe oculo-cardiaque. Il est commode, à ce sujet, d'utiliser un stéthoscope pour compter le pouls. On le pose une fois pour toutes au niveau de l'aire cardiaque et on l'y laisse toute la durée de la recherche. L'oreille nous a paru plus fidèle que la pulpe des doigts, dont la sensibilité s’émousse rapidement.
5° On arrête l'expérience au bout d’une heure, ce laps de temps étant en général suffisant pour que pouls et réflexe