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sion légère, corde colique, constipation, myosis, nausées et vomissements, crainte des déplacements en voiture.
Interprétation.
Elle varie pour chacun des trois catégories, se basant sur les remarques faites ci-dessus.
Première catégorie.
Les deux sujets nous ayant paru normaux cliniquement, nous considérerons comme normales les courbes où le R. O.-C. ne variera que de 1 à 2 et où le pouls sera fortement ralenti. Elles seront spéciliques d’un système neuro-végétatif correctement équilibré.
Deuxième catégorie.
Nous avons vu que tous les sujets présentent à un degré variable des troubles d’hyperorthosympathicotonie au point de vuëé clinique. Pour tous, l’épreuve donne un résultat commun; action de ralentissement du pouls et de diminution du R. O.-C. avec prédominance sur ce dernier. Ceci coïncide parfaitement avec le pouvoir pharmacodynamique vagotonisant de la génésérine, qui ralentit le cœur et ramène le R. O.-C. à la normale ou l’exagère.
Dans les courbes de cette catégorie, nous avons séparé deux sortes différentes de tracés.
4° ALLURE RAPIDE. — La courbe des variations du R. 0.-C. décrit un V dont le point déclive est placé 10 minutes après l'injection de génésérine, le retour du R. 0.-C. à une valeur approchée de sa valeur primitive s’ellectuant en 30 minutes au maximum, Rappelons les observations IT, IV et IX :
Obs. HT. — Goitre exophtalmique prouvé par clinique très nette.
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Obs. IV. — Goitre exophtalmique avec métabolisme basal 95082100 Obs. IX. — Pas de dysthyroïdie clinique, mais métabolisme
basal + 15 p. 100.
La courbe 4 est typique. La courbe 3 l’est moins, nous l'attribuons au fait que la malade avait subi un traitement prolongé à l’hématoéthyroïdine et à la solution de Lugol, traitement qui avait pallié dans une certaine mesure aux troubles de la maladie. Quant à la courbe 9, il est difficile de conclure. D'une part, l’examen clinique ne montre pas de goitre exophtalmique, bien que les troubles observés l’évoquent; d'autre part, le métabolisme basal est légèrement élevé de 15 p. 100. Etant donnée l’analogie avec les deux autres courbes précédemment étudiées, nous admettrons la probabilité d’un dysfonctionnement thyroïdien latent.
2° ALLURE LENTE. — La courbe des variations du R. O.-C. décrit un V à branches non symétriques, dont le point le plus bas se place entre 15 et 20 minutes après l'injection de génésérine, le retour du R. 0.-C. à une valeur approchée de sa valeur primitive s’effectuant dans un intervalle de temps supérieur à 50 minutes. $
Nous avons rencontré ce type 5 fois (observations V, VI, VIL, VIE et X). Tous les malades présentaient des signes d'hyperexcitabilité orthosympathique. C’est ce diagnostic que nous porterons sur toutes les courbes de ce genre. L’intérêt de cette recherche apparaît au sujet des malades VII et VIT. En eïfet, leurs troubles auraient pu être rangés dans la série dite « para-Basedow ». Leur intensité, leur aspect général, étaient intermédiaires entre la sympathicotonie et la maladie de Basedow. Seule, la mesure de leur métabolisme basal — opération délicate, nécessitant un appareillage spécial — aurait pu donner la solution du problème, avec un chiffre normal. Le mode de réaction à la génésérine des sujets permet d'éliminer l'hypothèse de para-Basedow et d’en faire de simples hyperorthosympathicotoniques, du fait de la
AARNREONE
différence de courbe avec celle que l'observation IV donne
pour une maladie de Basedow caractérisée.
Troisième catégorie.
Une prédominance d'action de la génésérine sur le rythme cardiaque, un R. 0.-C. exagéré déjà, qui s’exagère encore davantage, un pouls qui se ralentit et conserve une valeur faible jusqu'à la fin de l’expérience, nous paraissent, d’après l'observation XII, coïncider avec un état d'hypervagotonie clinique. Comme, d'autre part, cela est expliqué par le mode d'action de la génésérine, nous ferons des courbes présentant les caractéristiques ci-dessus, des indices de vagotonie.
L'observation XI concerne un cas moins net. La prédominance d'action sur le pouls, qui se ralentit considérablement (de 18 pulsations) en fait une vagotonie. Le fait que le R. O.-C. était inversé au début ne nous arrêtera pas, car, isolé, le R. O.-C. n’a pas la même valeur diagnostique que la courbe de ses variations au cours de l’épreuve. Il y a là, du reste, une réserve à faire. Il ne serait pas impossible qu'il s'agisse d’une hyperamphotonie à prédominance parasympathique, le sympathique étant donc lui aussi en hypertonie, d’où l’inversion initiale du R. 0.-C. Dans ce cas, le diagnostic de vagotonie a été vérifié par le traitement : une préparation à. la belladone a fait disparaître la grande majorité des troubles notés.
Application clinique.
Le test génésérine-réflexe oculo-cardiaque peut être utilisé en pratique courante. En effet, il satisfait aux conditions que nous avions posées au début de cette étude (2° partie, chap. I). Nous les rappellerons brièvement :
4° Le test est d’une technique simple, inoffensive en raison du faible pouvoir toxique du produit utilisé, non impressionnante pour un malade émotif.
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2 I] ne nécessite qu'un matériel minime que tout médecin possède.
3 Il ne met en jeu qu'un seul réflexe, dont le seul rôle est de révéler la modification apportée à l’organisme, et dont on ne note que les variations.
° Les résultats s'expriment en chiffres et se matérialisent par une courbe permettant de suivre toute l'épreuve du début à la fin, et d’en comparer le tracé à ceux qui ont été obtenus antérieurement chez le même malade. On peut suivre ainsi l’évolution de l'affection et juger de l'efficacité du traitement.
L'étude des 12 courbes que nous avons passées en revue se résume dans le tableau suivant :
I. — Prédominance d'action de la génésérine sur les variations du pouls.
1° Avec de faibles variations (4 à 6) de la valeur du R. O.-C. : Sujet normal au point de vue neuro-végétatil (obs. I et I).
2° Avec des variations importantes de la valeur du R. O.-C. : Hypervagotonie (obs. XIT ou amphotonie à prédominance parasympathique (obs. XI).
JL. — Prédominance d'action de la génésérine sur les variations du R. O.-C.
1° Descente rapide (10 minutes) de la courbe du R. 0.-C. et remontée s’elfectuant en 30 minutes au maximum : a) Maladie de Basedow chez des adultes (obs. IE et IV); b) Troubles d’hyperthyroïdie latente chez une enfant (obs. IX).
2° Descente moins rapide (15 à 20 minutes) de la courbe du R. 0.-C. et remontée s’elfectuant en un temps supérieur à 50 minutes : Troubles d'hyperorthosÿmpathicotonie {obs. V, VI, VIEN, X). I est probable que, dans des Cas d° amphotonie à prédominance orthosympathique, nous aurions .des courbes de la même famille.
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Nous pouvons donc ainsi reconnaître toutes les variétés de dysfonctionnements du vague et du sympathique, les précautions à prendre pour éliminer les causes d’erreur était soigneusement observées, et l'interprétation reposant sur l'étude seule des variations du pouls et du R. 0.-C. pendant l'épreuve. La recherche du test génésérine-réflexe oculo-cardiaque sera indiquéé dans toutes les dystonies neuro-végétatives. Il permettra :
1° de classer les malades en des catégories ayant chacune sa thérapeutique appropriée;
2 De faire la discrimination dans des cas limites où toutes les épreuves pharmacodynamiques ou physiologiques usuelles sont insuffisantes, en particulier dans les états parabasedowiens. Le diagnostic en est souvent hésitant entre goitre exophtalmique et sympathicotonie sans dysthyroïdie. Certaines de nos observations prêtaient à cette discussion. Nous avons vu que la question se résolvait aisément.
Que le cas soit net, ou que ce soit un cas limite, le test génésérine-réflexe oculo-cardiaque contribuera à préciser le diagnostic et autorisera l’établissement rapide et précoce de la thérapeutique la plus qualifiée pour l’état de chaque malade.