‹ Les Moyens Actuels d'Exploration du Système Nerveux Végétatif: Le Test Génésérine-Réflexe Oculo-CardiaqueChapitre 5 sur 66 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

À l'heure actuelle, les glandes endocrines sont à l’ordre du jour. Elles ont été étudiées d’abord par les physiologistes et les médecins. Mais maintenant on considère que, dans certains cas, c’est au chirurgien qu'il faut s'adresser pour porter remède à leurs troubles.

La chirurgie s’intéressait, par-dessus tout, aux lésions. Le diagnostic était anatomique, les techniques opératoires dérivaient des études anatomiques. En un mot, le chirurgien pensait anatomiquement.

La nouvelle chirurgie ne peut plus s’accommoder des méthodes employées jusqu'alors. La lésion anatomique importe certes toujours, lorsqu'elle existe, mais ce qui prime tout, c’est le trouble fonctionnel. La pathologie devieñt « une -pathologie physiologique fonctionnelle », écrit M. le. Professeur Jeanñeney, qui ajoute : «Le penser physiolôgique permettra ici-des-progrès que. la virtuosité téchnique condi-

{ionne sans doute, mais ne suffit pas à elle seule à engendrer. » La chirurgie devient par suite une chirurgie « physiologique, une chirurgie de système », dit M. Leriche, et non une chirurgie d'organe. +

Les glandes endotrines forment un tout complexe, avec de multiples inter-réactions, soumis à des influences nerveuses dont les modalités d'action ne sont pas toujours connues. M. le Professeur Jeanneney écrit, avec M. Foucault, dans Tactique opératoire des glandes endocrines :

« Le fonctionnement du système endocrinien est entièrement lié au fonctionnement du système organo-végétatif, sympathique et parasympathique, qui contrôle et assure la régulation nerveuse de la sécrétion glandulaire. La physiologie des glandes endocrines est donc une physiologie neuroendocrinienne. »

Une conséquence de cette orientation de la chirurgie vers les glandes endocrines et le sympathique est la nécessité qui s’est fait sentir dès le début de procédés d’investigation nouveaux, adaptés au genre de renseignements que l’on désire en retirer. Inspection, percussion, palpation, auscultation, radiographie, ne suffisent plus à établir un diagnostic. La chirurgie neuro-endocrinienne nécessite l'examen des malades à l’état en quelque sorte dynamique, au moyen d'épreuves fonctionnelles. |

Pour un certain nombre de syndromes, il serait intéressant de pouvoir délimiter où s’arrêtent les troubles endocriniens et où commencent les troubles sympathiques, de pou- . Voir reconnaître si un signe est d’origine thyroïdienne ou .Sympathique, comme dans le cas des états para-basedowiens. Ce sont des « cas limites » constituant une « pathologie de frontières », pathologie complexe, enthevêtrée. C'est sur eux que doit porter actuellement l'effort, afin de dégager ce qui ressort de la chirurgie endocrinienne et ce qui provient d'une Simple hypértonie du sympathique, et surtout afin d'aboutir à des conclusions conduisant à un diaghostie précis et à une thérapeutique efficace.

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