APPEL .„ PATRIOTISME
Miis par un même sentiment, nous avons pn ôbranler et détruire jusque dans ses foaclemîmis uni; monarchie parjure, qui a laissé le Gouvernement provisoir.* de la Répup'lique dans l'impossibilité de suflire aux dépenses énormes que réclame le moment.
Réunissons-nous donc pour aider et consolider cette République naissante dans laquelle nous mettons notre confiance.
Que tous nos frores travailleurs suivent l'exemple que nous avons suivi nousmêmes, et que tous versent au Trésor le montant d'une journée de travail.
Que cet acte de patriotisme trouve un écho parmi les riches.
Les moments sont précieux !
Que tout un peuple enfin contribue à cet acte de dévouement pour la Patrie, et la France est sauvée i
Signé : Les ouvriers de la Fabrique du citoyen Lambert, orfèvre en doublé. VIVE LA RÉPUBLIQUE!!!
• éic Imprimerie Pollet et Comp., rue Sainl-Denis, 380.
AVIS
Au Goiiverneinent provisoire.
l»iai»LE FU AÇAIS, CITOYKKS DE TOUTi S LES i KOFEbSiOAS.
les tout)
tons les (lir'parU'ments de demander que cet ouvrage soil publié partout, alin de le juger et de ne pa-s tomber idunédialiMneul, ainsi que certains bruits le font déjà pressentir, dans un arbitraire tyranniipie pire que sous la monarchie. Déjà l'on a fii>illé sans jugement, sans pitié, comme on a détruit, ravagé, sans discernement.
Décluratlon do {irincIpcM.
Tout gouvernement est institua par le peuple pour ses intérêts.
Jamais le peu'pie ne peut être l'objgt de trafic de la part d'un gouvernement, ni de (jui quo ce soit.
Toute autorité dans un gouvernement doit faire sermant de n'avoir jamais en vue que le< intérêts pop ilaires sous peine de destitution..
Tout gouvernement doit l'instruction gratuite et l'orcée i toutes les classes de la socîélé.
Tout gouvernement doit procurer cl la clas'^e ouvrière, particulièrement, du travail pendant tout le cours de Tannée.
Tout gouvernement doit faire en sorte ijut. les économies soient générales, et que chacun dans sa vieillesse soit assuré d'une existence paisible, ces économies doivent être garanties par le gouvernement et la société toute entière.
11 ne doit y avoir parmi un peuple d'autre priviiè;,'e (juc le mérite, la droiture et la probité; il ne doit point y avoir de corporations fainéantes et contemplatives, elles sont une preuve de mauvaise organisation sociile.
1>; travail est la loi générale, la misère doit être abolie.
La peine de mort abolie et remplacée par l'exportation.
La justice doit être plus simple et mieux entendue, les lois et les rapports politiques doivent étn; une déduction du .'^ystè!ne électif, il doit y avoir partout hjmogénéité d'ensemble.
Rendre les faillites impossibles par des mesures convenables et non rétroactives.
Nqs rapports avec les peuples étrangers sont des liens d'amitié et de fraternité.
Chacun, môme les classes ouvrières, doivent être passibles d'impùts personnels, ce qui pourrait conduire à n'avoir (jue des imp'its personnels proportionnels; le trafic de toute chose serait alors débarrassé des entraves douanières.
Il faudrait tdcher de s'entendre avec les puissances étrangères pour créer un collège. bcientilique universel, d'où rayonneraient toutes les lumières et toutes les conquêtes morales en gouvernant le monde entier.
Ce travail ne peut se faire attendre longtemps.
Dévouemenl sincère au bien public, sans distinction entre le riche et le pauvre, la propriété garantie, sacrée, assise sur des bases moins égoïstes, les intelligences respectées et aidées.
Telle est ma ilevise, c'est au peuple, organisé par professions, à décider si elle se réalisera, c'est au peuple ainsi organisé que je voudrais voir nommer des délégués, un délégué sur dix personnes, ccsdélégués choisiraient ensuite un représentant ou député par profession.
Vivent l'ordre, la liberté et le uonheur général par l'ensemble lu travail et d'une organisation protectrice pour tous!...
CH. TH. BEJOT.
Avocat cl Membre Je l'Univcrsilé.
2i Paris, ce — février 1848.
Fans. — Beauté et Mai :,'iKiiid, imprimeurs, 8, rue Jacques de Brosic, prés St-Gt-Tvais.
REPUBLIQUE FRANÇAISE
LIBERTE, EGALITE, FIUTEIUMTE.
Avis
au Public
Le Maire de Paris rappelle au public qu'aux termes d'un ordonnance de police, les placards de l'auloritc sonl les seuls (|ui doivent être imprimés SUR PAPIER BLANC. Au milieu de rin'ombraLlc quanlilc d'affiches qui couvrent les murs de Paris, il importe que le public j)uisse distinguer d'un coup d'œil celles qui émanent officiellement de î'aulorilé. En conséquence, défense est faite à tout particulier, en vertu des règlements remis en vigueur , de faire aucun placard sur papier blanc.
Le délégué du maire de Paris à la police est chargé de l'exécution du présent.
Le Membre du Gouvernement provisoire, Maire de Paris,
GAJINIER-PAGÈS.
• Sic.
ViNCHON, Iinpiiineur de la Mairie de la ville do Paris.
Monsieur le ministre de tA gderrb.
Les événements qui viennent de s'accomplir, le besoin d'union générale pour assurer l'ordre à l'intérieur et à l'extérieur, me font un devoir de mettre mon épée au service du gouvernement qui vient d'être institué.
.l'ai toujours considéré comme le plus saint dos devoirs la défense du territoire et de la patrie.
.le vous prie de m'accuscr réception de cette déclaration et de rece\oir l'assurance de ma haute considération.
Signé : maréchal ouc u'Isly.
{Moniteur.)
(Utovens,
Une rf'vohition nouvelle vient de s'arcornpiir.
Comme toujours le pouvoir a élc a^icsàcur et s'est montr<^* d'iuie brutalilisauvage.
Momentan«''ment investis d'une sorte d'auloril»'' loule provisoire (|ue nous n'avons accepti'c que dans rinli'rrt des idées d(''iiiocratiques et aussi dans i'inlt'rèt de la pai\ publique, nous vous tiendrons au courant des événements (pii ne sont encore que très imparfaitement connus.
Désormais nons entrons dans nn temps de vérifal)le publicité Toute dépêche t|ni MOUS arrivera sera immédiatement j)iii>Iiée et allichée.
Nous ^ous invitons au calme, surtout d.uis un moment où touie lutte ne pourrail être t|ue déplorable, puiscpic la victoire s'est prononcée pour nons ! Les Membres de la Commission administralive provisoire, ASTAIX. DELAIRE, GA/.AUD, JOLVET. l'OXCILLON, TACHET, VIMAL.
Cl^rmonl. Imprimerie d'Auguste Vevssel.
RÉPLBLIQUE FRANÇAISE.
LIBERTÉ , ÉG.\LITÉ , FR.^TEaNlTÉ.
Cîloyens,
Par décision de la Commission Républicaine et Départementale du Puy-de- Domi'. il a été arrêté que les opérations du tirage au sort pour la levée de la classe de ^^^^7. prérédemment fixées au 1" mars, sont ajournées jusqu'à des ordres ultérieurs du (jouvernemenl central.
Les Membres de fa commission républicaine départemenude,
ASTAI\, DELAIRE. GAZARD. JOIVET, PONCILLON, TACllET, ht M.MAL.
Clermont-Ferrand. le 28 fé\rier 1848.
Clermont. Imprimerie d'Aoçuste Vej-saet.
PK»S.
Mardi 29 février 1S4S, rue J.-JT. RoiiNscan, tS.
LE POPULAIRE
Appel à l'impartialité publique.
Pns de ralomnies ! Vous lous qui voulez élro justes et impnrtiaux, examinez donc, lisez, avant do juger et de condamner!... Autrement, vous prendrez vos amis pour des ennemis, et vos ennemis pour vos amis !
Non, les Icariens ou les Communistes Icariens, ne sont pas opposés k la Répnblifiue : ils en sont au contraire les partisans les plus convaincus, les plus enthousiastes et les plus dévoués; car leur communauté Icarknuc n'est autre chose que la République la plus pure, la plus démocratique !
Non, nous ne voulons pas IMPOSER nos idées et noire système, car nous avons toujours invoqué la discussion, h) j^crsuasion, Vopinion publique et la volonté nationale; nous ne demandons pour nous que la liberté d'association, de réunion et de discussion!
Non, nous ne sommes pas des impatiens et des ambitieux avides ; car nous avons toujours demandé un Régime transitoire, qui serait la Démocratie !
Non, nous ne voulous aucune espèce de violence, ni la spoliation, ni le pillarjc, ni Vincendie ; c;ir nous avons toujours invo(|ué la propagande légale et pacifique; et, depuis près d'un an, nous préparons notre émigration pour aller réaliser nos théories en Amérique !
Non , nous ne voulons pas la loi agraire et k partage des terres; car nous demandons au contraire l'asT^ociation, la concentration, l'cxploilalion et la jouissance de la terre en commun!
Non, nous ne voulons pas de la destruction des MACHINES; car, au contraire, nous demandons la multiplication indéfinie des machines, a'vec une bonne organisation du travail, pour soulager le Travailleur et augmenter la production dans l'intérêt de tous!
Non, nous ne voulons pas la destruction de la FAMILLE; car, au continire, personne ne la demande plus que nous, pure, perfectionnée par l'éducation, capable d'assurer le bonheur des femmes et des enfants!
Non, nous ne sommes pas des anarchixics. car personne n'est plus que nous pailis;ui de l'ordre véritable, et personne n'a plus que nous la conviction que l'anarchie serait fatale au Peuple luimôme!
FRATERNITÉ, par conséquent .lUSTICE et DEVOUMENT à l'intérêt public ou général ou commun , voilà notre principe et notre règle, à nous Communistes ICA- RIENS !
CABET
AU GOUVEKIVEMKIXT PROVISOIllE.
CITOYENS
Vous avez courageusement décidé la question révolutionnaire on repoussant la liégence et en demandant un Gouvernement provisoire.
Vous avez courageusement proclamé la /!eio/i(((on, la Souveraineté du Peuple, la Z>éiiwcraiie cl la République avec son glorieux principe Liberté, Jùjuliié, Iraternité.
Tous avez déclaré, quand les comballans étaient encore sons les armes devant leurs barricades que le Peuple entier allait être organisé et armé pour composer la Garde nationale.
C'est ce qui nous a déterminés tous à vous accepter et à nous rallier autour de vous, dans l'intérêt commun.
Nous nous sommes ralliés frunchemenl.
sinc^^omcnt, snns réserve et sans arrièrepensée, pleins cic confiance et d'espci.mce.
Nous a\ons appl:iu(li h plusieurs tlo vos actes, à la promesse du travail, d'organisation du travail, d'association pourlijs travailleurs et d'ateliers nationaux.
Mais, nous devons vous le dire avec franchise, dans votre intérêt comme dans le nôtre, plusieurs autres de vos actes ou voire inaction sur des points capitaux, ont déjà répandu de l'inquiétude, de la tiélianco, du mécontentement et même quelqu'irrilation.
Beaucoup d'entre nous restent fermes dans leur confiance en vous, et persistent à croire que vos intentions sont bonnes, quoique votre résolution et votre prévoyance ne Il ur donnent pas une satisfaction complète.
Mais les autres ne peuvent maîtriser une défiance que les déceptions et leecamolage de 1850 ne rendcni (|uc trop naturelle.
Nous devons même vous le déchirer encore, tous ou presque tous nous regrettons vivement que vous ne paraissiez pas comprendre toute la grandeur de ja mission d'un Gouvernement provisoire, et que vous ne paraissiez pas bien connaître tous le? éléments de notre société actuelle et tout ce qu'exige la situation.
Ce mécontentement, ces défiances, ces inquiétudes, bien ou naial fondés, sont un FAIT, un fait réel, un fait sincère ; et ce lait est un MAL, un mal très grand, un mal déplorable, un mal qu'un Gouvernement habile aurait pcul-étresu prévenir.
Nous approuvons le drapeau tricolore plutôt que le drapeau rouge; mais pourquoi avez-vous fait arborer le drapeau rouge à l'Hôlei-de-Ville, à la Poste, etc., etc., aux acclamations du Peuple, pour le destituer ensuite, comme si c'était par une inDuencc réactionnaire?
Comment avez-vous pu rétablir le Coq gaulois, t'evenusi impopulaire? et comment, après l'avoir abandoimé devant la manifestation du Peuple, après n'en avoir pas parlé dans votre proclan ulion en faveur du drapeau tricolore (ce ipii faisait croire qut^ vous l'abandonniez ULliniliuihCtil) , conimciil pouvez vous rétablir enfin ce Coq dépopulariïé?
Pourquoi tant d'hésitations, tant de tergiversations sur des points si capitaux ? N'au;iez-vous donc p.is des idées arrêtées, des principes réfléchis et solides?
On dit même que vous voulez rétablir le cautionnement et le timbre! Mais c'est incroyable, et nous ne pouvons y croire, quoicpie le rétablissement de Voriroi nous parai>sait hier un fait presque impossible!
Vous invoquerez sans doute les besoins du Trésor, le besoin de faire face aux dépenses publiques ; mais prenez-y garde ! c'est la misère qui est la principale cause radicale du mouvement révolutionnaire ; et dans lî) jours, vous vous retrouverez en face de cette terrible question i!r iiii«ère.
Comment y pourrez-vous satisfaire si , avant tout , vous n'avez pas la confiance absolue du Peuple? Et comment obticndrez-vous cette confiance, nécessaire et indispensable, si vous laissez dans le Peuple des germes de défiance et d'inquiétude?
Eh bien! pour nous, voici la question capitale, fondamentale, qui comprend et décide toutes les autres.
Organisez, sans perdre une minute, la Garde nationale à Paris et dans les départements; failes-y entrer le Peuple tout entier ; faites-lui élire tous ses chefs en toute liberté, en pleine connaissance de cause, sans aucune surprise ni déception ; armezle, en lui livrant tous les fusils, tous les canons; substituez à l'uniforme aristocratique d'aujourd'hui un uniforme déinocrali(iue , simple, économique, facile à confectionner prompte mont, et que, dans huit jours, s'il est possible, la Garde nationale parisienne et liançaise soit armée, organisée et h;ibiiléc!
Point de Garde nationale exceptionnelle et spéciale sous le titre de Garde nationale mobile soldée; car celle que vous avez décrétée est accusée déjà de n'être iiidirecteii.cnt, en réalité, qu'une es( èce de garde prétorienne ou municipale dont pourraient abuser plus tard les ennemis de la Révolution, ou bien un corps de patriotes ardens dont on pourrait se débarrasser plus tard en les envoyant se faire tuer au loin !
S'il faut unesoldeau travailleur qui quitte
momentanément son travail pour faire le
service de la Garde nationale, que l'on solde tous les gardes nationaux pendant les jours de leur service, comme il faut les armer et les habiller tous aux frais de la Républii]ue, dont ils sont foncliounaires et défenseurs ! Et puis(|u'il faut une Garde nationale mobile, que Farmée en aille titre et la mission comme l'organisation !
Point d'auires troupe.- dans la capitale que la Garde nationale elle-même ! point de casernes, point de meurtrières, point de Bastilles.
Si vous agissez ainsi, tout est garanti, tout est assuré; plus de luttes possibles entre l'Aristocratie et la Démocratie; plus d'esjjélances pour les ennemis de la Révolution, et par conséquent plus de machinations ténébreuses, plus de manœuvres occultes, plus de complots d'aucun genre, et par conséquent encore plus d'inquiétudes, plus de défiances, plus de dangereuses agitations de la part du Peuple, qui alors se montrera patient pour attendre toutes les améliora lions nécessaires, et qui, dans sa confiance et sa force, saura bien maintenir lui-même l'Ordre, la Justice, la Liberté, l'Égalité et la Fraternité.
Si vous montrez ainsi la France organisée et armée, dans sa discipline et sa |)uissance, vous la montrerez telle qu'elle est aux Peuples comme aux Rois : aux Peuples, pour leur inspirer la confiance, que la Nation française est prête à protéger leur indépendance ; aux Rois, pour leur déchirer (|ue, s'ils veulent attaquer la Révolution française, la France est prête aussi à la défendre et à conquérir la liberté universelle !
Préparez donc la guerre nationale! nous aurons la paix.
Oui, avec l'organisation de la Garde nationale, tout! sans cette organisation, rien peul-êire!
Hàtez-vous donc, citoyens du Gouvernement provisoire! ne perdez plus une minute; car les heures sont maintenant des siècles; et nous avons encore confiance en vous , nous conservons encore de l'espérance ; et ce serait un malheur, à nos yeux, si le Peuple cessait de croire son salut attaché à son union autour de son Gouvernement!