‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 121 sur 295 · GARNIER-PAGÈS, MARRAST · texte numérisé non relu

GARNIER-PAGÈS, MARRAST

ARAGO, ALBERT (ouvrier).

LEDRU-ROLLIN

Imprimerie nationale. Février 18*8.

AUX MEMBRES DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE

Messieurs,

Après trente-trois années d'exil et de persécution , je croyais avoir acquis le droit de retrouver un foyer sur le sol de la Patrie.

Vous pensez que ma présence à Paris est maintenant un sujet d'embarras. Je m'éloigne donc momentanément; vous verrez dans ce sacrifice la pureté de mes intentions et la sincérité do mon palriotisme.

Recevez, Messieurs, l'assurance de mes sentiments de haute estime et de sympathie.

Napoléon Louis BONAPARTE

Paris, le 29 février 1848.

{Moniteur. )

AUX MEMBRES DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE

Messieurs ,

Fils do Lucien Bonaparte . nourri de ses opinions républicaines , idolâtre , comme lui , de la grandeur et du hoidunir de la France, j'accours, enfant de la Patrie, me mettre à la disposition drt «^itlincufs citoyens qui forit1(*nt le Gouvernement j)rovisoire. Le sentiment qui me domine, c'est un patriolifjue enlhousiasnu'', et la conviction que la pi'osp(''tité et rttvenir de la I\épul)lique ont été résolus le jour où le peuple vous a mis à sa tête. Comme mon père, qui n'a jamais trahi son serment, j'engage le mien entre vos mains à la R<?puV)lique (ratlcaise.

Recevez, Messieurs, cet acte d'une profonde sympathie et d'un dévouement qui ne demande que d'étré mis à l'épreuve.

Paris, le 29 février 1848.

{Moniteur.)

Pierre Napoléon UONAPARTE.

RÉPUBLIQUE FRAIVÇAÏSË.

LIBERTÉ , ÉGALITÉ , FRATERNITÉ

AU NOM DU PEUPLE

Le citoyen CIIOLAT, capitaine au 4' d'arlîUeriè, est nomiilé chcrd'éfal-major général de la garde nationale de Lyon.

Il est autorisé à prendre toutes les mesurés nécessaires pour cette prompte organisation.

Lyon, le 29 février 1848.

Le Commissaire du Gouvernement provisoire, Emikutth ARAGO.

CiiANoisE, imp. (io la Préf., place do la Charilé.

Prclccfuro du l*uy-(|e-lloinc.

Une ivvolulioii noincllc vuul ilc s'afcompUi". CouuiM' loujours. 1(> peuple a étt^ héronjue, sublime; coiiinie loujours, le j)ouM)ir a eli' agri-sseur el d'une brutalité sauvage. Momentanément investis d'une sorte d'autorité toute provisoire, que nous n'avons aeceplée (|ue dans l'intérêt des idées démocrali<pies, et aussi dans l'intérêt de la paix pid)li(pie, nous vous tiendrons an courant des événements qui ne sont encore que très imp4vrsiilenK'"l CQnint*. Désormais, nous entrons dans un temps de véritable publicité. Toute dépéch(> cpn' nous arrivera, sera immédiatement publiée et allicliée.

Non? vous invitons au cqlme, surtout dans un moment qù toute lutte, ne pourrait être que déplorable, pnisqui' la victoire s'est prononcée pom- nous.

Les .îlembics de la Commission adniinislralivc provisoire, ÂST.XIX, DKLÂIRE, f.AZARD, JOUVKT, PONCILLON, TÂCUET, VIMAL.

CkiHiujut. linpinidFJo do TiiibniKl-Londriot frôres.

Le Conseil niuuii'i|)iii de lu ville de CIcinioiilTerraud !\ ses couciloyens.

De nouvtîlies destinées s'ouvrent pour la France. Ln gouvernement provisoire vient d'être installé à Paris.

C'est riiéroïque Peuple de la capitale qui nous a ouvert cet avenir. Soyons unis comme lui dans des sentiments patriotiques, quu cette formule démocratiquo devienne notre devise :

Ljl)ertéj É^^^ljté, Fraternité.

Que ce symbole ait désormais notre adhésion unanime. Soyons donc tous frères. Vivons dans ces sentiments. Respectons la liberté de chacun et conservons (elle de tous ; donnons ainsi l'exemple «les vertus civiques. La Garde nationale, cette hnportante gardiennedes in térêls ])id)lic8, est convoquée. Nous appelons tous les citoyens à se réunir dans ses rangs, pour assurer l'ordre et pratiquer notre inimorlelle devise :

Liberté, Égalité, Fraternité.

Les Membres de la Commission administrative provisoire,

ASTAIX, DELAIRE, GAZARD, JOUYET, PONCILLON, TACHET, VDLVL.

Clennonl. Imprimerie de la Préfecture.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

LIBERTÉ , ÉGALITÉ , FRATERNITÉ

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