AUX COMBATTAIS LYONNAIS
Eï DES DÉPARTEMEIÏTS CIRCOx^ VOISINS,
Citoyens compatriotes,
La R(^publique est donc «-nfin proclamée , ce n'est pas le moment àc rester isolés; réunissons-nous, serrons nos rangs afin de lui faire un rempart de nos corps contre ses ennemis acharnés. Le feu qui nous a conduits sur les barricades dans les mémorables journées de novembre 1831 et d'avril 1834, le même feu, dis-je, nous a trouvés dans les mémorables journées de février 1848, pour renverser un pouvoir exécrable et tyrannique.
Serrons nos rangs, ijp dormons plus, que nos droits ne nous soient à jamais assurés, afin de pouvoir léguer à nos enfauts cette lilierté si chère à nos cœurs.
Nos chefs existent encore , citoyens , et sont -parmi nous; honneur à ceux qui ont su si bien nous commander et marcher à noire tête.
Honneur au citoyen Lacrance (Charles), et au citoyen Caussidièrk (Marc), lesquels encore aujourd'hui se mettraient à notre tète pour combattre et vaincre les ennemis de la République.