‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 16 sur 295 · SUFFRAGE UNIVERSEL · texte numérisé non relu

SUFFRAGE UNIVERSEL

13° ASSilMBLÉE NATIONALE.

H" ÉLECTIONS annuelles de tous par tous.

Ces réformes obtenues , toutes les autres en découlent par L.\ FORCE DES CHOSES.

VIVE LA REPUBLIQUE l GARDONS i\OS AR.MES.

Imf rim. LaCkaui'S, rue Dtmicltc, ï.

Citoyens de Paris !

Le roi aluliquc en favem* du comte do Pnrii?, avec la dnrliosso d'Orloans pour

rt' go II te.

Amnistie générale.

Dissolution de la CliamLre, Appel au pays.

I Imprini: Lance I.evt, me du Croissant, IB.

U PEUPLE SOUYEIIAIN

Déclare

Que le gouvernement, ayant forfait à son mandat, est dissous de fait et de droil;

lui conséquence,

Le peuple rentre d;ins le plein exercice de sa souveiainelé et décrète ce qui suit :

La cliambrc des pairs, qui ne représente que les iniéréts de l'aristocratie, est supprimée;

La chambre tles députés, qui est l'expression du privilè£;e, du monopolo et de la corruption, et dont la majorité s'est associée au crime irrémissible d'un gouvernement qui a fait mitrailler les citoyens, est et demeure dissoute.

La nation se constitue dés à présent en république;

Tous les citoyens doivent rester armés et défeiHlrc leurs barricades jusqu'à ce qu'ils aient acquis la jouissance de tous leurs di oiis comme ciiovcns et comme travailleurs ;

Tout citoyen majeur est garde national ;

Tout citoyen c.-t électeur ;

Liberté absolue de !a pensée et de la presse ;

Droit d'associ;ilinn politique cl indusirielle pour tous ;

Le gouvernement de l'avenir ne pouvant ôlrc cpic l'expression des vœux et des inlcrôls de tous, tous les Français doivent so grouper dan:i leurs communes respectives, en assemblées délibérantes, afin d'élire les nouveaux et vrais iiiamlaiaircs du pays;

Jusqu'à ce que la nation ait prononcé formellement à ce sujet, toute tentative de restauration lie pouvoirs anciens doit être considérée comme une usurpation, et le devoir de chaque citoyen est de s'y opposer par la foi-ce ;

Frères, soyons dignes ft (-aimes comme le droit, comme la force, au nom de la libeité, de l'égalité, cl de la fraternité humaine.

Signé : JULES VIARD, Cii; FAUVKTY.

Ctlt.' rro^l.imiCon fui iOk i,'..; le 2'. féviior, à midi, -^''^ du ChiTf>au--rr,iii.

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