ADRESSE DE LA VILLE DZ CALAIS
AU GOUVERNEMEIST PROVISOIRE.
les Citoyens de la >ille deCaluis, aux ciloyeiis inciiibics du Gouvcriicmeul provisoire
(le la République rranvaise.
Calais, mars 1S4S.
Messieurs et ciiers concitoyens,
A la nouvelle de la victoire du Peuple, si grand d'héroïsme dans le combat, si ' généreux et si magnanime le combat fini , notre première pensée a été une pensée de synipalbie, noire premier cri, im cri d'admiration.
A la nouvelle que la R('|)iil)lique avait été proclamée, notre esprit et nos cœurs se sont émus, réveillés; le souille puissant de la Révolution y était entré, il nous a emportés vers la République.
1 A la nouvelle (\\\v le l'euple vous avait placés à sa tête. Citoyens, en présence
» de vos travaux et de vo3 actes, si marciués de force et (Je haute sagesse, nous I avons eu confiance et nous avons été à vous.
Nous venons de proclamer la République d'une manière digne d'elle et digne de vous.
Les habitants de Calais, ville de guerre de première classe et port de mer, sauront se souvenir des vertus démocraliqties et guerrières de leurs ancêtres, s'inspirer du sublime dé\ouemenl d'Kuslachi» de Saint-Pierre, leur glorieux concitoyen du XIV' siècle; et la République peut compter sur eux> comme ils comptent sur elle et sur vous,
Agréez, Citoyens, l'expression vive et sincère de notre parfait dévouement. {Suivaient au moins quinze cents signatures, et au premier rang celles de tous les Membres de la Commission, municipale. )
Calais. Imprimerie de D. Le Roy, rue des Boucheries, 199.
Citoyens d'Afijcr,
Le goiivfrnt'mont n'publicain de la France a nomnu- gouverneur de l'Algérie le gi'-n< rai (!avaii,'iiar.
Le ^'(inTal C i\aignac est déjà en Algérie, il est attendu à Alger d'un moment à l'anlre.
Il a reçu direeteuieiil les insliniclions delà Képul)lit|ue. Seul, il a mission de les faire e\( culer.
Remise va lui être (aile de toute l'autorilé.
Filirilez-vous, en hons riloyens, (jue cet accomplissement <'ii Algérie de la révolution termini'e en France ait lieu sans que la i)ai\ publique puisse être Irouhlée.
Tous les gouvernements ont besoin d'ordre : c'est ce qui les constitue, les honore, l(«s uUermK.
Le jirernier soin du goviverneinenl ])rovisoire a été de prescrire aux aulorU<:s existantes le maintien tie la tran(|uiiliU' publique.
C'est en vertu de ces prescriptions juèmes du gouvernement républicaia, et dans i'inlérêl de tous, que, nionu-ntanément investi des fonctions de gouverueur ^«înéral. j ai a veiller au bon ordre.
C'est mou devoir, et je le reuiplirai jusqu'à l'arrivée prochaine du général Cavaignac.
AJger. le U mars 1848.
Le Uexti.cnanl-gênéral , fjouvernenr générul par intérim,
CIl.AACiARMFR.
Le eitoven niinisln- df i'iulcricuir ciiarge le directeur du Musée-National du Lon\rc d'ouvrir Icxpusilion ilc iS'iH sous le tlélai di- fpiiii/.e jours.
Tous les ouvrages envoyés cette année seront reçus sans excepliou.
Tous les aVlistes sont eon\o([ués à l'école^ nationale des Beaux -Arts, le 5 mars 4848. à midi, pour nommer une coiniuissioii de qu iraute membres, savoir : quinze pi-intres, onze sculpteurs, ciufj graveurs, ciu(| arehili-eles et quatre lithographes, rhnrgés. avec le concours de l'adininislralion du Musée-National, du placement des ouvrag. s à exposer.
LF.DRl nOI.LlN.
PROCLAMàtTON. roûJ
j LE r.Ol YERNEUR GÉNÉRAL A L'ARMEE D'APRIQUE
I Soldats !
1 ]^a Rt'publiqiio est constituée, elle l'a été aux acclamations du pays. Uneàsseni-
I blée solennelle de la Nation ne tardera pas à sanctionner le premier acte de sa 1 volonlé.
i Soldats, le devoir, cette fois, vous est facile A remplir; vos bras apparlienncnl
à la patrie, voiis èerez heureux de verser voire sang pour elle.
Le Gouvernemeiil pro%isoire de l.i R('piil)lique m'aappelr à voiri; lêle. Soldats, je ne m'y trompe pas ; fi la nation n'avait en besoin que d'un homme <l<''Voue, son gouvernement pouvait presque jeter au hasard, parmi vous, le bâion de'commandement. Le gou\ernement a voidii autre chose, il a voulu répondre à la pensée du pays tout entier. En me désignant, il a votilu honorer, au nom de la Nation, la mémoire d'un citoyen vertueux, d'un martyr de la liberté.
De grands devoirs nu; sont imposés, j'y serai fidèle. Les vôtres, nous les connaissez, et vous n'y manqucîrez pas.
La Nation vont que vous soyez commandés avec fernu-lé, avec justice A ceux à qui elle confie son pouvoir sur vous, elle ordonne tic ne pas oublier que vous êtes ses enfants. Elle ^eut que vos chels méritent votre coiiliance, elle leur défend de l'obtenir par la faiblesse el l'oubli des devoirs. \ ous nu' trouverez tel que beaucoup de vous me connaissent, car je ne suis pas nouveau j)armi >ous.
Quanta vous, vos devoirs se résument dans un mot : ï obéissance. L'obéissance, non à la volonté d'un homme; mais à la loi militaire, telle que la volonté du pays l'a faite.
Soldats, votre altitude, ^olre amour du devoir et delà discipline vont rassurer les amis de la République, el inspirer à ses ennemis une crainte salutaire.
Le gouverneur général . . (