‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 204 sur 295 · C1T0YF\S · texte numérisé non relu

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I n noiiv<>aii pas a vU- fait vors c«'tlc assimilation à la IVauco, ol>j('t do tous Vos vœux et (le tous vos brsoiiis; la mission (|ui m.i ili' ronlico, tl i^ut' je n'iii accrptc'i" que rouinic \v ijayc des moumIIcs lilx-rtcs (|iii si" pn-paiviit ])r)ur l'AIgtiio, est luic preuvo rrlatantf de la sollicitude du ('iouv<'rnenirnt prcvisoiiT jjoiir \os droits et pour vos iiitirols.

Uésoriuais, vos dcsliiu'vs sont crilos de la nière-j>alrie! vous allez elre appelés aux iMeulails de sa régém ration et aux avantages des rélornies qu'elle iuiroduil de toutes parts dans son organisation ibndanieutaie.

Tous, nous devons apporter à celte œuvre sublime notre dévouement le plus constant.

I/Ali^érie, Citoyens, pèse d'un pouls imnwnse dans l'avenir de la Franco. La Répnlilifpie compte sur vous. 11 ne (aut ])as <|ue l'on puisse croire (pi'en traversant la mer. le palriotisine et la loi n'puMieaine >;e sont attiédis en nos cœurs, ou rpje ce cri-éleclrique d*' libcTlé. qui a viljrc dans la France entière, n'est pas arrivé jusqu'à nous.

La France est tiebont ; cbacun de ses citoyens se prépare à déposer, dans l'urne électorale, son sull'racre et son clioi\. Touscomprenuent que la Révolution qui s'e>;| accomplie pour le Peuple doit être soutenue par lui.

L'indillérence aujourd'luu' serait un manquer de palriolisme.

llàte/-vous donc, citoyens, d'exercer les droits (|ui vous appartienneti 'Ié?oruiais. l'eu d'instants vous re.sl<'nl- encore jusquau Jour où vous devrez i ,:rr les représentants du pays. Que chacun de vous s'empresse d'accomplir ce devoir glorieux. Faites Ions iuserire vos noms dans les Mairies, afin que vos mandataires soient vraiment les élus de la nation entière!

Ce qui nuirait le plus au triomphe des idées démocratiques, ce serait le fraclionnniicnt ; restez [ini> pour lire lo! I •■.

Ne vous dissinudez pas que des «'H'orts plus ou moins apparents seron, tentés contre la République naissante; il iaul, Ci(oy<"ns, que vos élections répondent tlipnemeut à l'espoir «le la Fiance. La Répiddique est trop forte et trop triande pour eiaiu<lre U-s réactions. Tous, vous voulez le dévelo|)[)eaient, la puissance des principes républicains. Je me borne à en appeler à votre patriotisme.

II faut <|i!e l'abnégation soit aujourd'hui la première vertu ; que Joutes les ambitions, que toutes les passions personnellfs, fpie tout<'S les luttes d'intérêt privé s'ellace.it «levant la grandeur des intérêts <!<' la Patrie. Quelques sullragcs s'étaient un moment portés sur moi; mais j'ai comjiris «pu- l'Algérie avait besoin d'hommes puissants par leur position et par la hauteur de leur intelligence.

Je n'avais ])eut-étre à donnera mon pays «piun dévoue icnt sans limite; l'intérêt public a effacé de n:ou c<rur l'ambition de voius représenter; je d«';clare renoncer sans réserve à la candidature que l'on avait voulu m'ollrir.

Ma seule pensée est rie concourir avec vous, avec vous tous, au triomphe dr \\ cause répulilicaine.

Dans celle voie, Citoyens, vous me trouverez fort , énergique, toujouis ai lil. LWliîérie naît à la vie pul)lique; .une réorganisation complète est devenue uiw indispensable nécessité. J'écoulerai vos vœux ; je nï'en ferai l'organe et je I nr consacrerai mes etforts.

A l'œuvre donc, Citoyens! que chacun apporte sa pierre à l'édifice social! fondons fous sur des hases inéhranlahles la Prospérité et la Liherté dn pays ! et que par nos travaux communs l'Algérie soil (ui jimr la plus helle gloire de la Répuhli(|ue.

VIVE LA RÉPUBI IQUE

Le Commissaire délégué en Algérie : COUPUT.

Alger. Imprimerie Moiiginot, place du Soudan.

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