AUX HABITANTS DE PARIS
Citoyens ,
Le jour même où vous avez reconquis votre liberté, vous m'avez appelé au poste de maire de Paris.
Nonmié par le peuple, je devais au peuple le dévouement de toutes mes forces. Je les lui ai consacrées avec toute l'énergie qui e<l eu moi.
Citoyens ! le gouvernement provisoire avait une lâche immense : formuler les principes qui conduisent à l'amélioralion du sort du ]ieuple ; satisfaire, dans la limite du juste, à tous les intérêts légilinu^s; maintenir l'ordre, éla])lir la confiance; asseoir sur des bases inébranlables la liberté, l'égalité, la fralernifé; en un mot. fonder à tout jamais le gouvernement républicain. Ce noble but a été poursui\i avec une résolution clairvoyante et lérm(\ J'y ai aidé dans la limite du pouvoir que le peuple m'avait donné, et j'ai la confiance que nous avons réussi.
Par la sagesse du peuple, l'ordre est désormais étalili. Dans cette situation, m\ citoyen éminent par ses Acrtus, par ses talens et par son caractère, iM. Coudchaux, a voulu quitter le poste où la confiance du peuple et celle du gouveraement pro^is()ire l'avaient tout d'abord appelé. N'ayant accepté que provisoirement le ministère des finances, malgré les i-istances réitérées du gouvernement, il n'a pas cru devoir le conserver plus longtemps.
Le gouvernement provisoire m'a désigné pour le remplacer, et il me donne pour successeur à la mairie de Paris un homme que l'éclal de son talent, la constance de ses principes, son dévouement à l'ordre et à la liberté, recommandent à l'estime de tous les lions citoyi'iis. Il m'en a coûté, croyez-le, de quitter cette haute magistrature dont vous m'aviez in\esli, mais j'ai du obéir, et je suis venu servir la l'iépublique là où le gouvernement provisoire a pensé que mes services pouvaient iMre le plus utiles.
Mais avant de (piiller cet hôtel-de-ville, où la volonté (hi peuple m'avait installé, je dois, citoyens, vous exprimer la gratitude dont mon cœur est j)lein. Je croyais la tâche au-dessus de mes forces; vous me l'avez rendue presque facile. Les jours les plus agités de ma \ie en sont aussi les plus beaux !
Merci, de toute mon âme, ô mes concitoyens, merci! l'.n fuiebine situation que votre volonl(' me porte, comptez que je consacrerai toujours au ser\ice de la patrie, à la grandeur de notre république, tout le dévouement que le peuple est en droit d'exiger.
GARj\lER-PAGÈS.
Imprimerie nationale. Mars 18*8.
DD TSÂVML
De rouDiorc à ce qu'il n'y ail pas iiii Ouvrier uu une Ouvrière ù riin i'iiirc ; sauver la France pour le présent et l'avenir ; il faut un moyen prompt et grand.
Le voîoî.
La I"ran( r pourra jia^iT en jihisicnrs aiincos co (|u'(ll(' no peu! en une. .Upropose (pu- l'on (il à l'inslaiil jioniluiil cents millions de lianes de l)ille(s de hantpie. que la {j;aranlie soit sur tout ce <]ni aj)par(ient à IKlal ; donc pour fleiix cents millions de vingl-cinei francs, pour deux cents millions decincpianle Irancs, pour deux cents millions de cent Irancs. pour deux «ents millions de deux cents francs. Tons ces caj)ilalisles qui ont de l'arj^enl plein leurs ca\es. on le leur laisserait; faire à l'instant cent vaisseaux de jfuerre, et autres. — Organisation du travail, chantiers et ateliers nationaux partout, même dans les forets, aujourdliui, demain si c'est possible : pi-ndant rpie les autres puissances réliicliiront. nous serons ])rets. i^ever la classe de 1S(|.S, par ce moyen nous tiendrons l'Angleterre dans nos mains. Si on voulait permellrc de pirater, on trouverait cinquante et cent sociél<'s qui achèteraient et armeraient à leurs Irais des vaisseaux, et ilonneraienl di; i,'rands hénelices à la nation ; <pie le ijouverneuienl se clutr{(e de finir promjilement les chemins de fer et canaux commencés au compte des r«'';i(tic)nnaires.
Clubs républicains, journalistes, toutes les réunions, toutes les sociétés, puisque nous voulons tant le bien de notre belle France, je vous prie, mes frères et citoyens, de prendr<: note tl d'appiixer celte demande au (lOuverneUK lit provisoire le pins pr<)nn)lcmeiit pnssil>le étant ap|«iiy(- par nous tous ; le ("ion\eriiement provisoire veut tant de bien à la France, à nous tous, qu'il examinera promptement cette demande.