BOUCHES-DU-RHONE ET DU VAR
Le mardi 14 mars IS48, à huit heures du soir, dans les salons du restaurant le MISARLT, boulevard poissonnière, 11.
Les citoyens des départements des Bourhes-du-Rhône et du Var, résidant à Paris, sont in\ités à se r«Mulre le mardi soir, 14 mars, à huit heures, dans les salons du MINARET, boulcxard jioissouiiièri', 11.
Cette réimion a pour but de délibérer sur quelques propositions intéressant les deux départements.
Nous faiâous uu appel au dévouement et au patriotisme de nos concitoyens.
A. ClIATEAUNELFjeunc;RAPETTI,.\n)crt MAURIN.
REPUBLIQUE FRAIVÇAISE.
LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
CITOYENS
Le gouvcrncnu'iit qui vient de tomber conduisait systématiquement vers l'aliîme les finances du pays IVlalpfré les averlisseniens de ses amis , de ses ennemis, des indilIVrens eux-n)ènies, il puisait sans mesure dans toutes les sources de la fortune publique.
Au jour de sa naissauce, la Republique française reçoit ce lourd héritage; elle l'accepte, résolue à le porter sans fléchir.
Sans doute l'œuvre est immense, mais le gouvernement provisoire n'en est point déconcerté. Issu de la volonté du peuple, apnuyc' sur elle, il sait que sa force est égale à toutes les diflicidlés nées ou à iiaiire.
Le concert de tous les citoyens a sauvé la liberté ; il sauvera la fortune publique.
IVjà le gouvernement provisoire a pourvu à tout ; il reclierche avec activité les moyens de diminuer dans une large proportion les dépenses de l'État. 11 a la certitude d'y parvenir.
Le reste regarde les citoyens : leur sort, celui du commerce, de l'industrie, l'avenir et la prospérité du travail national sont entre leurs mains. Le gouvernement les adjure d'y aviser.
En même temps il n'e\ig(! d'eux aucun sacrifice extraordinaire. Pour parer à toutes les diflicullés financières que la prud( ik-c conmiande impérieusement de prévoir, ime simple anticipation dans la rentrée des ini])ôts suffira : que tous les citoyens versent imuK'diatement et par anticipation dans les caisses du trésor ce (|n'il leur reste à payer sur leurs eontribulions de l'année, ou au moins les six premiers douzièmes, et toutes les difncultes fînancièrcs sont vaincues.
Immédiatement, la situation financière réagi! sur la silualion politique; le crédit de l'Étal, manifestement ferme, rafl'ermil le crédit privé; la circulation, « insuffisante depuis plusieurs années, s'accroît dans de larges proportions; les travaux reprennent leur cours à des conditions meilleures, et l'amélioration du sort des travailleurs fonde la tranquillité de l'État sur la base immuable de la justice.
Le gouvernement provisoire f;iit donc un appel énergique à tous les citoyens. Ce n'est pas leur iiilérét personnel f|n'il itivo^pie ; il ne vent faire ^ibrer dans le Cicur (hi ])avs (pie le palriolisuKM't le dt''\()uetiienl.
Profondément dévoué aux intérêts du peuple, le gouvernement provisoire attend ave une confiance résolue le résultat de cet appel au patriotisme de la l'rance.
l'ait à Paris en séance du gouvernement provisoire, le 7 mars 1848.
Le Membre du gouvernement provisoire^ ministre des finances,
GARNIER-PAGÈS
Paris.— Imprimerie LACOURet Corap., rueSoufflot, 16.
lES DÉLÉCIÈS (orVRlERS) Dr LIXEMBOURG
A LEURS COMMET rAi\TS.
Citoyens,
La joiiissaiico clos libertés. attriViiu o c\rlusivoment à la boiirgooisio sons le régimo ilirhu . nous avait pi-rniis à peine d'ébaucher dans i'onilire (|uel(|ues essais d'orf;anisation. La R<'voinlion nons a pris au dépourvu, et, tout au j)lus, avonsnous le temps de nous enleiidie et di- nous connaître pour assurer le triomphe de la di inocratii.' dans les prochaines élections.
Vos délégués, envoyés par vous pour traiter au Luxembourg, de concert avec le Ciouvernement . l'importanle (ineslion de l'organisation du travail, se sont réunis en assemblée extraordinaire pour aviser aux moyens de constituer un comité dirigeant et de donner une centralisation à toutes les forces populaires, livrées jusfju'à ce jour à l'isolement.
La bourgeoisie, qui jouit depuis cinquante ans du monopole de la presse et de la trit>une, du droit exclusif de réunion et d'association , quoique faible aujourd'hui , pourrait n<'annioins parvenir à nous domiuer en agissant d'ensemble et en ( oncentr.mt ses votes sur quelques noms au jour des élections générales.
Nous aimons à croire que la réaction renonce à tout projet liberticide ; mais le plus sur moyen de déjouer ses complots et d'assurer le triomphe de la Révolution, c'est de nous donner d'urgence une ORdANlSATlON UNITAIRE.
Vos déligués pensent ne pas dépasser les limites des pouvoirs que vous leur avez conférés en prenant l'initiative de cette organisation. La gravité des circonstances agrandit notre mandat : nous n'aurons remj)li notre devoir qu'autant que nons aurons su nous mettre à la hauteur d(>s circonstances.
Nous vous donnons ici communication du règlement, par lequel nous nous sommes constitués comité central des ouvriers.