‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 291 sur 295 · PROFESSION DE EOI DU CITOYEN CÉSAR DALY · texte numérisé non relu

PROFESSION DE EOI DU CITOYEN CÉSAR DALY

Arcliilecte. (.liieciour de la Uevue Je rArchitccture el des Travaux publics, 0, rue de Fuisloiiil)org, ;i Paris.

Cnadidat propoiè par le corpi de» architecte», par le corps de» ouvrier» maçons, charpentiers,

serrurier», etc.

Ce que J'ai fait :

Comme architecte et comme puljliciste, mo3 efforts ont eu constamment l bir-ii piil>lir pour «)l)jel.

Depuis «piinze années, je consacre ma plume à la défense de nos droits, à l'étude des intérêts généraux de l'art et du grand problème de l'organisation du travail.

Depuis neuf années, je dir.'gc la Revue de V architecture et des travaux publics, la plus importante publication de ce genre qui ait été encore entreprise. J'ai visité pluifieurs des principales contrées de l'Kurope pour étudier les améliorations proposées en laveur (les classes ouvrières.

11 y a des années déjà que j'ai publié des plans de maisons pour montrer comment on pouvait loger nos braves ouvriers sainement et économiquement. Dans mes écrits, j'ai démontré (pie la justice el l'intérêt général exigeaient un vaste syst('.'rne de travaux de ce genre : crèches, salles d'asile, lavoirs el l):iins publics à bon marché, logements sains et commodes, etc., etc., etc. Vujourdhui, c'est un système complet que nous devons organiser au nom de la Fraternitc'-.

A l'occasion des grèves, j'ai montré la nécessité de garantir constamment le travail aux ouvriers.

Toujours, j'ai demandé que le principe des concours publics fût généralisé.

ToujoiMs, j "ai proclann' la solidarit'- de l'onlre et de la liherlc'-; du droit au travail et du droit de propriété; le lien intime de r{'nseigiiem !nl gratuit des arts et des sciences avec le développement de notre industrie nationale, de la richesse et de la moralité publiques.

Ce que je veii:c :

La Rcpiil)lic|ue avec toutes ses conscqucnces, c'est-à-dire le gouvernement de tous, par tous et pour tous.

Le suir;ai;:e uiiivcrstl, manifesté par IV-leclion directe.

La liberté de la parole; de la presse; de i association ; de pétition; des cultes; de reiiseigncmeiil.

ronclioimairos à leurs poste*.

Garantie contre tous les abus et influences.

CoiKoiirs ])()ur les chaiies d'cnscii,'mement, les travaux d'art, etc.

L'industrie nationale fécondée par le concours des savants et des artistes.

L"éducation professionnelle et générale garantie à tous. — Lavoirs et bains publics à bon marché, et maisons pour loger les ouvriers sainement et à bas prix. — Crèches, écoles agricoles, écoles industrielles. — Le travail constamment assuré à tous. — La propriété respectée. — L'union fraternelle entre les chefs d'industrie et les ouvriers. — Retraite pour les travailleurs.

L'ORDUt rOXDK SUU LA LlBK RTÉ.

VIVE LA RÉPUBLIQUE

Salut fraternel à tous.

César DAIiY.

IVOTA. I.e noni du <>iioycn César Daly a fiffiiré un nictnieiit sur la liste «les 20 fniididtifH atloplés par les déléjsiié» «lu l,iix*'uilnMirî|t- Ce u«iui a été plus tard suppi-ini«> parce «iiie, a-t-ou dit, le eltoyeu lesar llaly est arcliiteetc et non ptu> ssnipicuieut ouvrier.

Imprimerie de L. Martinet, rue Jacob, 30.

CITOYENS,

Plusieurs camarades ont bien voulu me porter au grade de chef de bataillon en second : l'importance de ces fonctions m'avait enf>agé d'abord à refuser; mais sur l'observalion qui m'a été faite que c'était un honnevir (pi'on voulait rendre à la classe des travailleurs, j'ai cru que la reconnaissance me faisait un devoir d'accepter.

Ouvrier depuis vingt ans, je puis affîrmer, sans orgueil, que j'ai toujours su mériter l'amitié de mes camarades et l'estime de mes patrons.

Dois-je parler de mes sentiments républicains? Qui pourrait les mettre en doute? Di'puis longtemps je fais partie de celte classe de typographes qui. aussi ouvriers de la pensée, a toujours été à la tête des professions qui depuis si longtemps réclament et les réformes politiques et les améliorations sociales ; c'est à elle qu'appartient, on le sait, l'initiative de la révolution de 1830; en ce moment encore elle revendique l'honneur d'être une des premières qui soient venues en aide au Gouvernement provisoire, par l'abandon d'une partie de ses salaires.

Simple ouvrier, j'ai élc j;arde national /i'.U-, larj'ai loiijoiirs ponsi- i]ii«' crst dans k's ian;4s (lt> la inilicc (^iloyeiiiio qu'on pi-iit si'ivif à la lois el li's inlorols tle la liborlé, ol 1rs inl< rrlsdo l'ordre.

A la révolulion tle février j'ai revêtu rimiforine le mardi '2'î, et no l'ai quitté que le nianii '2\}.

Ouvrier laborieu\, patriote sincère, je viens francheineut me présonler aux

suHrages tle mes camarades du '|° bataillon. \l\E LA lil-l'lliLlOLt 1

Etienne BACON, typographe-

l'arls/lo 11 mars 1848.

MONSIEIR,

La réunion des maîtres relieurs aura lieu diiuanche. 12 mars iyi8, à midi, rue des .Mathurins, aucafé Coquelin.

Cette lettre doit être présentée pour servir de billet d'entrée.

Noms des membres de la Commission,

Président, MM. RLAISE.

Vice-Président, FELIX.

Secrétaire, DAUVIN.

RUAL jeune, LEMAIRE. l'OMMEREAU, BOILOT, .JOLRLLX , CORl'MAT jeune, HÉRITIER jeune, LANNE, BESMEH.

Imp. de Let)èjue. rue de» Noyers, 8.

Paris, 1848.

Messiei'RS,

Une assorialion, portant eent quarante signatures, vient d'être formée, entre les ouvriers relieurs tle Paris, pour s'enlr'aitler et assurer l'exécution tlu décret du 3 mars.

Convaincus que vous voudrez bien adhérer à ses principes, nous avons l'honneur de vous prier de vous rendre tous à la procliaine assemblée, tpii aura lieu samedi 18 mars, place Cambrai, '2, à 8 heures du soir, pour prendre connaissance des statuts de l'association.

Recevez nos salutations fraternelles.

DELORME, SUBRA, BELOT.

Nous avons pensL- que ces Icllrcs de couvocalions avaient aussi leurs siguilicatiuns, c'est pourquoi

I nous les avons exlraiies d un (rrund nomlire qin', du reste se re^$eluble^l toutes par leuro^pril d'aa-

I tagoaisuic. (N. d. E.].

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