‹ Les murailles révolutionnaires (volume 2)Chapitre 41 sur 295 · MARRAST · texte numérisé non relu

MARRAST

FLOCON

ALRi: RT (ouvrier).

ViMCnoN, Imprimeur de la Mairie de la ville de Paris.

MUMCIP ALITÉ D x\GE\.

La Municipalité provisoire instituée pour prondio imniédiatomeiit les mesures nécessaires pour assurer au ('.ou\criieui<nil UépuMiiaiu le coiieours de la population et de la tranquillité pul)li(pu«, se iélicile de renlliousiasuu) spontanr (pii a aceueilli la nouvelle de la révolution.

r.Iie imite tous les Citoyens à se réunir à elle pour assurer dans ces jours, la liberté et l'ordre inséparables de la véritabli; lorcc.

[^s commissaires présents :

LOUIS VIVENT, av., président; MRNir.ArLT; C.ustave B\RS\LOU; LOUBATIÈUE; Edouard LilKlUTlER ; Eusèbe GAITII':; llippokte MAGEN ; CAPDEVILLE ; LAUOCHE (Théodore) ; LAPORTE ; TRICOU ; BAJON; DUCOLRN EAU jeune; DELPECH , secrétaire.

DÉPÊCHE TÉlÉdRiPniQUE DE PARIS.

25 Février 1848, à 11 heures du matin.

LE MINISTRE DE LTNTÉRIEUR à M. le Préfet :

Le Ciouvcrnement républicain est constitué. La Nation va être appelée à lui donner sa sanction.

Vous avez à prendre immédiatemcnl toutes les mesures nécessaires pour assurer au Ciouvernemont le concours de la po|)ulalion et la tranquillité publique.

Entretenez le Gouvernement dau> le plus bref délai de l'état de 1 opinion, et faites-lui part des dispositions que vous aurez prises.

Certifié conforme :

' Le Préfet de Lol-el-duronne ,

A. BRUiN.

lipiliriraurie de Ql-ilu'it, S Agnn.

REPUBLIQUE

FRANÇAISE

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ

Au nom du Peuple Français!

Citoyens,

La royaulc est abolie.

La République est proclamée.

Le Peuple est uni.

Tous les forts qui environnent la cajMtale sont à nous.

La brave garnison deVincennes est une garnison de frères.

Conservons avec; respect ce vieux drapeau républicain dont les ti'oîg couleurs ont fait avec nos pères le tour dii monde.

Montrons que ce symbole di'galité, de fralernilé, est en même temps le symbole de l'ordre el de l'ordre le plus réel, le plus durable, puisque la justice est la base et le Peuple entier l'inslrument.

Le peuple a déjà compris que l'approvisionnement de Paris exigeait une plus libri' fir( ulalioii diuis les rues de Paris , et les mains «pii oui élevé les barricades ont, dans plusieurs endroits, fait dans ces barricades une ouverture assez larg(! pour le libre passage des voitures de transports.

Que cet exemple soit suivi partout; que Paris reprenne son aspect accoutimié; (|ue le Peuple veille à la fois au maintien de ses droits, el qu'il rontiniied'assm'cr. connue il l'a fait jusqu'ici, la tranquillité et la sécurité publiques.

DUPONT (de LEURii), CRKMIEUX,

LAMAUTLNE, LOUIS BLANC,

GAP.iM i:iL-PAGÈS, MAPRAST .

Page 1